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par Aude Chardenon2 juin 20210 commentaires

Comment Michel et Augustin répond-il aux attentes de ses consommateurs grâce à l'Éco-score ?

Précurseur dans un certain nombre d’initiatives en faveur de la transparence consommateurs, le spécialiste des produits gourmands Michel et Augustin s’est intéressé à l'Éco-score et a mis en place un PoC avec ScanUp. Les deux partenaires ont utilisé la plateforme collaborative d’Alkemics pour faciliter la collecte d’informations et le calcul de ce score… Une transparence qui leur a réservé de (très) bonnes surprises.

En janvier dernier, une dizaine d’acteurs privés (ScanUp, Yuka, Marmiton, La Fourche, Seazon, FoodChéri, Frigo Magic, Etiquettable, Open Food Facts) lancent un score environnemental. Baptisé Éco-score, il a vocation à aider les consommateurs, à l’instar du Nutri-Score, à choisir leurs produits alimentaires grâce à un nouveau niveau d’informations.

Celui-ci prend la forme d’un score de A à E. Mais là où le Nutri-Score se concentre sur les informations nutritionnelles, l’Éco-score vise à attribuer une note liée à son impact environnemental. “Nous pensions de plus en plus à l’empreinte écologique de nos produits, explique Axel Diverrez, Ingénieur Innovation & Développement Packaging chez Michel et Augustin. Les attentes des consommateurs ne concernent plus seulement les informations nutritionnelles”.

La marque décide de s’emparer rapidement du sujet, qui fait partie des 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Appuyée par le gouvernement, qui a lancé une campagne de tests sur la méthodologie de notation de l’impact environnemental, cette proposition doit faire l’objet d’un affichage sur les emballages au même titre que le Nutri-Score.

Des attentes de plus en plus fortes chez les consommateurs

Chez les fameux “trublions du goût”, cet intérêt est ainsi confirmé par les remontées des consommateurs sur les produits. “Notre communauté de fans est particulièrement exigeante, poursuit Axel Diverrez. Il y a 3 ans, 0,2% des remontées consommateurs concernaient des questions sur les packaging. Le chiffre est passé à 2% en 2019 et à 6% l’année dernière”. Si l’Éco-score prend en compte de nombreux critères, l’emballage est en particulier au centre de l’attention des consommateurs. “C’est le plus visible, et c’est aussi le plus frustrant de leurs points de vue lorsqu’il part à la poubelle”, analyse Axel Diverrez.

Face à cette montée en puissance des préoccupations liées à l’emballage, la marque française identifie l’arrivée de l’Éco-score comme une opportunité : celle d’améliorer le packaging mais aussi les connaissances sur la qualité des produits et des ingrédients. Car les critères pris en compte sont nombreux.

Plus précisément, la méthodologie est la suivante : basé sur les données d’Analyse de Cycle de Vie (ACV) de l’ADEME* et de l’INRAE**, il est complété par un système de bonus/malus basé sur les informations présentes sur les étiquettes. Il prend en compte des données très diverses, de l’origine des ingrédients aux labels écologiques liés aux méthodes de production en passant par la composition des emballages.

Un partage des informations nécessaires au calcul sur Alkemics

Avec l’application ScanUp, la marque décide de mettre en place un PoC (Proof of Concept) de transmission de la donnée en s’appuyant sur la plateforme Alkemics, pour une vingtaine de références choisies car plébiscitées par les consommateurs. “Il y a une très grande diversité de produits chez Michel et Augustin, ce qui est intéressant, se réjouit Adrien Dumitresco, président et cofondateur de ScanUp. Cela nous permet aussi de vérifier que nos outils de calcul fonctionnent correctement”.

L’objectif de ce PoC est de permettre à Michel et Augustin de partager ses données produit sur Alkemics avec ScanUp – et les autres applications qui utilisent l’Éco-score – pour son calcul, puis dans un deuxième temps de leur permettre de récupérer et de partager la valeur d’Éco-score pour chaque produit en utilisant là encore la plateforme Alkemics.

Après un webinar conçu par le collectif et de premiers échanges pour avancer sur la simulation de l’Éco-score, les différents partenaires ont mis en place le transfert de données pour faire apparaître le score sur l’application. Autrement dit, il y a eu une phase de centralisation et de collecte puis d’optimisation des données, qui concernent aussi bien les matériaux utilisés pour l’emballage que les matières premières. “Nous avons vérifié que les champs fonctionnaient bien, puis on a calculé et comparé les scores avec nos propres données”, détaille Axel Diverrez. Côté ScanUp, on récupère via une API connectée à Alkemics les informations utiles pour calculer l’Éco-score en fonction des champs renseignés par l’industriel, et l’application calcule l’ACV.

Des notes qui montent avec une donnée produit fiable ! 

Résultat, des données plus précises car fournies par la marque et dans quelques cas, de bonnes surprises, comme par exemple sur la pâte à tartiner Michel et Augustin lancée récemment, qui passe d’un Éco-score C… à B (après partage des informations produit sur Alkemics). Pour quelle raison ? Certains éléments de calculs, qui proviennent de nos estimations, remontent dès lors que les industriels, c’est-à-dire ceux qui ont la donnée fiable et actualisée, donnent par exemple l’origine des ingrédients”, explique le cofondateur de ScanUp.

Michel et Augustin Pâte à tartiner Eco-scoreNous obtenons, sur un total de 120 références, un niveau de transparence inédit sur les 23 références les plus vendues en 2021, se félicite Axel Diverrez. Cela parle aux consommateurs mais également à nous, industriels. Les notes nous paraissent justes car elles permettent de se rendre compte qu’il n’y a pas que l’emballage qui compte… mais aussi le sourcing et les méthodes de production. Un produit contenant du chocolat ou de la vanille de Madagascar, c’est différent par rapport à un produit composé de blé 100% français”. Pour Adrien Dumitresco, cette prise de conscience des industriels est également l’un des grands bénéfices de l’initiative.

Un outil d’aide à la décision

Outre la note, l’Éco-score est perçu chez Michel et Augustin comme un véritable outil d’aide à la décision. “Ça nous permet d’ajuster, de réduire l’impact en privilégiant le bio et les ingrédients français, privilégier les ingrédients exotiques durables et équitables, et donc de prendre du recul dans le développement de nos produits”. Améliorer la composition de produits gourmands, rapatrier le sourcing de certains ingrédients, trouver des solutions plus durables en matière d’emballage, c’est par ailleurs se démarquer par rapport aux concurrents.

D’autres marques comme Hari&Co partagent désormais leurs données. “Nous avons beaucoup de demandes, se réjouit Adrien Dumitresco. Les marques sont curieuses de connaître l’impact environnemental de ce qu’elles produisent, mais l’on peut rencontrer certaines réticences sur le partage de ces notes”, poursuit-il. “L’Éco-score représente une double opportunité : être transparent pour répondre à une attente du consommateur et transmettre des informations fiables afin de gagner des points !

Côté distributeur, l’intérêt est également mesurable. Certains d’entre eux ont d’ores et déjà pris des engagements comme Colruyt qui l’affiche sur 2 500 produits vendus en ligne, ou La Fourche sur 2200 produits vendus en drive. “S’y pencher maintenant, c’est gagner du temps pour la suite”, conclut Axel Diverrez.

*Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
**Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’​environnement

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