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Comment se connecter facilement à la GDSN

par Chen Do13 mars 20190 commentaires

Si GS1 et le réseau GDSN représentent des standards, l’échange de données produits demeure un sujet complexe à l’heure de l’omnicanal. Comment faciliter l’adoption de ces standards ? Comment outiller son catalogue  pour en faire un accélérateur de business ? Réponses…

Les pure players de l’ecommerce (Amazon, CDiscount), les apps de transparence alimentaire (Yuka), une plateforme comme Google Manufacturer Center, des services tiers (Swaven, Clic2Buy) et, bien sûr, les centrales et magasins… C’est tout le problème avec l’omnicanal : de nouveaux canaux émergent qui remplacent rarement l’existant mais… le complexifient. Au grand dam des marques qui se retrouvent confrontées à des difficultés croissantes pour échanger leurs informations produits avec les distributeurs.

À quand un standard pour uniformiser les échanges de données produits ? En fait, ce standard existe, il s’appelle GDSN mais ses différentes facettes sont parfois mal comprises. D’ailleurs, soyons honnêtes, parler de GDSN s’apparente déjà à un malentendu. Le terme « GDSN » (pour Global Data Synchronization Network) ne désigne que le réseau utilisé pour véhiculer les données produits entre un fabricant et un distributeur.

Dans la pratique, et en dépit de son vocabulaire spécifique, ce réseau est très similaire à des outils que nous utilisons tous les jours tels que l’email.  Au sein de ce réseau, chaque acteur dispose d’une adresse : ici c’est le GLN (Global Location Number) qui fait donc office d’adresse mail. Et chaque article possède un code, le GTIN, qui correspond au code barre affiché sur l’emballage des produits. C’est en quelque sort l’objet de notre e-mail. Quant au corps du message, autrement dit la fiche produit, elle aussi respecte un format, celui de la fiche produit GS1 défini par l’organisme du même nom.

GS1 a donc défini un ensemble de standards pour échanger les données produits. Question légitime : quel rôle joue une plateforme telle qu’Alkemics dans cet environnement ? Premièrement, elle représente un point d’accès au réseau GDSN.  Ce réseau, s’il utilise les protocoles d’Internet, n’est pas pour autant public. Pour y échanger des informations, il faut passer par une passerelle accréditée, c’est le cas d’Alkemics qui est une plateforme certifiée GS1.

Deuxièmement, Alkemics facilite l’adoption par les marques des standards GS1. Depuis la solution, quelques clics suffisent pour exporter des fiches produits au format GS1. Enfin, comme tout contributeur, si Alkemics n’a pas pour vocation de produire des standards – mission qui demeure du ressort de GS1 – rien n’interdit en revanche de tester de nouveaux attributs produits encore non-standardisés avant de les proposer à GS1. Bien au contraire, il s’agit là de participer à la dynamique de ce vaste travail de standardisation.Un effort collectif d’autant plus nécessaire que les besoins métiers évoluent et, sans surprise, dans des temps plus courts que ceux requis pour la création de standards. Tester, comme le fait Alkemics, des réponses à besoins émergents, c’est donc aussi répondre au plus vite au besoin des clients.

Tous les distributeurs s’en sont-ils remis au réseau GDSN pour les échanges de données produits ?
Non, pas vraiment. Dans la pratique, chacun a arbitré en fonction de son existant informatique, de son organisation et de ses processus. De nombreuses enseignes exploitent encore Excel. Plus précisément, chacun de ces distributeurs a défini avec Excel son propre format pour échanger des données produits. Ou plutôt « ses » propres formats, car chaque distributeur maintient plusieurs processus de référencement avec des formats distincts. Il existe ainsi un format Excel pour le référencement national des produits permanents, un autre pour les promotions, un autre encore pour les centrales régionales…

Sans surprise, si un grand industriel peut disposer des ressources nécessaires pour traiter cette complexité, pour une petite marque le défi technique vire rapidement au cauchemar. Et pour cause : au fur et à mesure où se multiplient les canaux – et les formats d’échanges— la nécessité de maintenir plusieurs versions d’un catalogue produits et de recourir à plusieurs solutions logicielles semble s’imposer. Mécaniquement. Bonne nouvelle, c’est justement la vocation d’une solution telle qu’Alkemics d’éviter de multiplier les versions de catalogues.

Quelles sont les principales tâches à outiller pour faire de son catalogue produits non pas un fardeau technique mais un véritable accélérateur business ?
On peut en distinguer au moins 5 :

  1. Qu’il s’agisse de saisir manuellement les informations ou de les importer en masse, l’important ici est de s’appuyer sur une solution flexible qui s’adapte aux besoins, outils et aux processus de chaque entreprise.
  2. Gérer tout type d’information
    Les données requises pour la logistique sont-elles saisies ? Des informations riches (visuels, vidéos) ont-elles été ajoutées pour valoriser le produit ? Le catalogue doit proposer un modèle de données exhaustif et extensible.
  3. Contrôler la qualité
    Quel est le niveau de conformité des données produits, au regard des exigences des distributeurs comme de la réglementation (INCO, CLP, CELEX) ? Ici, un contrôle automatisé de la complétude comme des erreurs s’avère précieux.
  4. Publier les données produits
    S’appuyer sur un assistant pour générer les Excel requis par des distributeurs ou encore pour se connecter directement au réseau GDSN. L’objectif est clair : multi-publier depuis un seul catalogue
  5. Piloter
    Répondre aux demandes des distributeurs, superviser le niveau de complétude des données… Centraliser toutes ces informations évite la dispersion et l’approximation.

Au regard de ces besoins, comment évaluer si une solution est réellement en mesure d’y répondre ?
Voici quelques questions pour défricher le terrain :

  • La solution suppose-t-elle un déploiement de logiciels sur site ou est-elle activable en ligne rapidement ?
  • L‘ergonomie globale garantit-elle une saisie simple des informations et un contrôle rapide ? Les produits peuvent-ils être recherchés par GTIN, par code EAN ou par marque ?
  • Les modèles de fiches intègrent-ils les exigences des différents distributeurs et des réglementations ?
  • La qualité des informations est-elle contrôlée lors de la saisie et avant envoi ? Les erreurs sont-elles bien identifiables ? Y a-t-il des détections d’erreur et suggestion de correction automatique?
  • La solution permet-elle de couvrir toutes les modalités d’échanges (réseau GDSN, Excel, API de pure players et connection native à des applications métier et consommateurs) ?

En résumé, veiller à connecter son catalogue produits au réseau GDSN est une attention louable, mais qui ne saurait faire office de ligne directrice exclusive pour trouver la solution la plus adaptée à ses besoins. À l’heure de l’omnicanal, l’enjeu pour les marques consiste à se connecter à la fois à la GDSN comme aux nouveaux canaux. Et, si possible, sans avoir à déployer une solution ou une version spécifique de son catalogue en face de chaque canal.

Chen Do

Senior Product Marketing Manager at Alkemics. Chen-Do leads market analysis, product monetization and go-to-market (including partnerships) activities at Alkemics.

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