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par Aude Chardenon8 juillet 20210 commentaires

Food delivery #Episode2 : les pépites de la livraison alimentaire

On le sait, l’année 2020 a consacré l’avènement de l’e-commerce alimentaire… et du quick commerce ! Les grands distributeurs s’allient avec les spécialistes de la livraison de repas comme Uber Eats et Deliveroo en proposant de commander leurs références dans ces applications. Mais d’autres acteurs émergent pour livrer toujours plus vite les consommateurs des grandes métropoles. Tour d’horizon des nouvelles pépites européennes qui séduisent consommateurs… et investisseurs. 

L’écosystème de la food delivery s’enrichit ! Sur le terrain de l’e-commerce alimentaire, la tendance est même à la multiplication des acteurs. L’Europe ne fait pas exception à la règle et peut se targuer d’avoir fait naître un certain nombre de pépites dont l’activité a connu un essor spectaculaire du fait de la crise sanitaire. Et ces derniers mois, on ne compte plus les acteurs, traditionnels ou nouveaux, qui veulent se faire une place dans l’univers du quick commerce, ou q-commerce. Car la livraison express séduit de plus en plus les consommateurs.

Supermarchés en ligne (LaBelleVie, La Fourche, Frichti…), spécialistes de la livraison de repas ou de courses (Glovo… ), e-commerçants spécialisés (Kol, Greenweez…), ou géants technologiques (comme le géant russe Yandex !), ils sont nombreux à vouloir tirer parti d’un marché qui ne représentait en 2020 que 5,6% des ventes alimentaires en Europe, selon Kantar… Mais dont on connaît à présent toutes les promesses.

Parmi les nouveaux entrants, Gorillas, Dija, Flink, Zapp, Cajoo…

  • Leur point commun : une proposition de livraison à la demande et très rapide, parfois autour des 10 minutes. Toujours plus rapides, ils sont en réalité au plus près des consommateurs.
  • Leur technique : s’appuyer sur un réseau de dark stores, ces petits espaces urbains invisibles, soit des mini entrepôts, uniquement destinés à la préparation des commandes en ligne. 
  • Leurs forces : un réseau solide de livreurs, un assortiment réduit (2000 références environ), une application mobile simple et pratique, des fiches produit complètes et optimisées…

Signaux forts de cette émulation du marché, les (nombreuses) levées de fonds bouclées depuis le début de l’année ! Une large part de ces capitaux doit permettre à ces pépites d’opérer de nouveaux marchés et de se développer avant la concurrence ! Le quick commerce porte bien son nom.

  • Dija (Grande-Bretagne)

Fondée à l’automne 2020 par d’anciens cadres de Deliveroo et d’Everli, cette start-up britannique se positionne sur la livraison express de produits frais via son application Dijanow. Pour y parvenir, elle développe des magasins fantômes, ou dark stores. La pépite londonienne, qui compte 2000 références, vise principalement les consommateurs des zones très urbanisées, parmi lesquelles la capitale française. Elle avait levé 20 millions de dollars à l’automne 2020.

  • Gorillas (Allemagne)

Fondée en mai dernier à Berlin, Gorillas a bouclé fin mars une levée de fonds de 290 millions de dollars, ce qui l’a fait entrer en un temps record dans le cercle des licornes. La start-up allemande, qui opère dans plus d’une douzaine de grandes villes européennes dont Amsterdam, Londres, Munich et Paris, propose la livraison de plus de 2 000 produits d’épicerie et du quotidien en… 10 minutes en moyenne. Pour cela, Gorillas s’appuie sur une quarantaine de centres de micro-distribution (micro-fullfilment centers) répartis dans les pays où elle opère.

  • Cajoo (France) 

Cajoo est une toute nouvelle entreprise française proposant un service de livraison à la demande en moins de 15 minutes, disponible 7/7 de 7h30 à 00h30. Elle compte développer un réseau de mini-entrepôts en propre dans les villes, avec pour objectif de supprimer tous les intermédiaires et ainsi d’offrir des prix concurrentiels. Elle vient de lever 6 millions d’euros en amorçage pour conquérir dans un premier temps les consommateurs parisiens. Carrefour a annoncé le 28 juillet 2021 être entré en négociations exclusives avec la start-up en vue d’une prise de participation minoritaire.

  • Everli (Italie) 

Ex-Supermercato24 et pionnier en matière d’e-commerce alimentaire, Everli opère en Italie, Pologne, République tchèque et France. La pépite italienne, qui a bouclé en mars un tour de table de 100 millions de dollars, a créé un modèle différent et plus proche d’Instacart. Elle emploie des personal shoppers qui choisissent en magasin les produits commandés par les clients, puis les livrent le jour même. Elle tire ses revenus des commandes mais également de la monétisation des partenariats tissés avec les marques. Ce parti-pris lui permet de proposer plus de 300 000 produits dans les 70 villes où elle opère. 

Ces start-up ont aussi levé des fonds 

Jiffy (Grande-Bretagne) : 2,6 millions de livres ; Weezy (Grande-Bretagne) : 20 millions de dollars ; Flink (Allemagne) : 52 millions d’euros puis 240 millions ; Rohlik (République tchèque) : 100 millions d’euros ; Oda (ex-Kolonial, Norvège) : 223 millions d’euros ; Getir (Turquie) : 138 millions de dollars ; Glovo (Espagne) : 528 millions d’euros ; Swiggy (Inde) : 800 millions de dollars ; goPuff (USA) : 1,15 milliard de dollars…!

L’écosystème complet (réalisé par DigitalFoodLab)