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par Emilie Schaefer6 juillet 20200 commentaires

[Saga 2/5] Echange de données : La relation fournisseur à l’heure de la parallélisation des échanges

Avant la vie était simple – façon de parler bien sûr. Disons plutôt que la vie était séquencée, ordonnée, balisée… Avec un temps pour chaque étape. D’abord le fournisseur devait être identifié par le distributeur, puis venait la négociation et, enfin, couronnement de ce processus, le référencement. Un parcours quasi ritualisé et qui permettait à chacun de mener son activité. Sauf que ces dernières années, les sources de complexité se sont multipliées. Et, peu à peu, chacun a commencé à se sentir bien à l’étroit dans ce parcours.

En cause, la mutation du commerce et le développement de nouveaux canaux. Une transformation qui a impacté tous les métiers

  • Les équipes supply ont eu besoin de nouvelles données pour optimiser leurs entrepôts (gerbage, signes de dangerosité…).
  • Les équipes marketing ont multiplié la création des prospectus demandant de plus en plus d’échanges d’informations (images, pictogrammes…) : ces prospectus sont devenus plus nombreux (pour répondre aux différents temps fort de l’année : Halloween, Nouvel an chinois…), plus réguliers (avec des publications hebdomadaires), plus régionaux (voire locaux avec des offres par magasin) mais aussi plus personnalisés.
  • Les équipes RSE et qualité ont été créées pour répondre aux exigences du consommateur. Elles ont établi des prérequis de plus en plus précis – qui demandaient de nouveaux échanges (cahiers des charges, agréments sanitaires, certificats…), accélérés par un contexte réglementaire de plus en plus contraignant (allergènes, composition…).
  • Quant aux category managers, ils ont dû se réorganiser pour s’adapter à la multiplication des lancements de produits et à des cycles de vie de plus en plus courts.
    Ajoutons que le web a bousculé le jeu en place. Le référencement en ligne de produits a fait émerger de nouveaux besoins d’informations gérées souvent de manière ad-hoc par les équipes e-commerce (visuels, descriptions, facettes, synonymes).
  • Les magasins ont commencé à s’intéresser au digital, en déployant des écrans, des étiquettes électroniques et plus récemment des tablettes. Autant de solutions avides en contenu produit (modes d’emploi, conseils…) pour mieux informer les collaborateurs et les consommateurs.

Enfin, le consommateur lui-même a changé. Et vite ! Ses préférences ont évolué – et continuent d’évoluer – et imposent une recherche plus active de produits pour varier l’assortiment.

Conséquence bien tangible de cette complexité ambiante : les temps de mise sur le marché sont devenus excessivement longs : jusqu’à 120 jours chez certains distributeurs là où d’autres annoncent y parvenir en… 2 jours – pendant que certains pure players affirment référencer 1 million d’offres par semaine. Cet écart illustre à lui seul que le mode opératoire séquentiel existant n’est plus adapté et ne répond pas aux nouveaux enjeux.

Ce constat est bien entendu déjà partagé par les équipes, côté fournisseurs et distributeurs. Certaines ont commencé à paralléliser des tâches de manière empirique, sans pour autant remettre à plat l’ensemble du processus. D’autres se sont essayées à la tactique « all in one » : collecter toute la donnée nécessaire en une fois. Délicat puisque certaines données (par exemple, les visuels d’un pack conçu pour un contexte événementiel) n’existent pas avant le référencement. Toutes ces tentatives ont eu un même effet : allonger sensiblement le Time to market. Intenable dans un marché où la nouveauté fait loi.

Réduire ce Time-to-Market tout en répondant aux besoins des consommateurs comme aux exigences réglementaires appelle une nouvelle forme de collaboration fondée sur un traitement parallèle – et non séquentiel – des tâches. D’autant que des échanges se multiplient entre des équipes qui, jusqu’à récemment, se fréquentaient peu.

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Cette saga s’appuie sur notre livre blanc Relation Fournisseur 3.0 qui analyse la transformation du secteur de la distribution et propose des pistes de réflexion sur les modèles d’organisation permettant de répondre à ces nouveaux enjeux.