Miniso : l’inspiration japonaise à la conquête de la France

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par Aude Chardenon24 janvier 20220 commentaires

Miniso : l’inspiration japonaise à la conquête de la France

La marque chinoise d’inspiration japonaise a ouvert une première boutique à Paris (IXème arrondissement) en octobre 2020. Aujourd’hui présente à Lille, Bordeaux et Strasbourg, Miniso jouit d’un partenariat online et offline avec la Fnac pour soutenir son développement en France.

Casques Bluetooth, ustensiles de cuisine ou peluches Marvel… Les produits d’inspiration japonaise de la chaîne de magasins chinoise Miniso ont débarqué en France en octobre 2020, avec une première boutique physique, rue de la Chaussée d’Antin à Paris. 

Derrière le projet se trouvent, Ariel Wizman, ancien journaliste de Canal + en pleine reconversion dans la distribution, Jonathan Siboni, spécialiste de la data qui travaille régulièrement avec la Chine, et Nicolas Rey, directeur général de Miniso France depuis août 2020. Ils ont obtenu la franchise du magasin pour la France. 

Encore peu connu dans l’Hexagone, Miniso a d’ores et déjà conquis une bonne partie de la planète grâce à ses 4749 boutiques dans 80 pays. Elle est entrée à la bourse de New York en octobre 2020, valorisée à 7 milliards de dollars. En 2021, l’enseigne a enregistré un chiffre d’affaires de 14 milliards de dollars, et compte poursuivre son développement en France et autour du monde. 

1/ L’association d’un entrepreneur chinois et d’un designer japonais 

Née à Guangzhou en Chine de l’association de l’entrepreneur chinois Ye Guofu et du designer japonais Miyake Junya, Miniso propose de multiples produits de grande consommation à l’inspiration japonaise. L’enseigne se démarque de ses concurrents grâce à ses seize bureaux de création à travers le monde. Souvent comparé à Muji, l’entrepreneur Ye Guofu se rêve plutôt en concurrent des géants Amazon et Alibaba qu’en adversaire de Hema ou Flying Tiger, détaille Ariel Wizman. Ye Guofu expliquait à New York en octobre 2020 que le « plus grand avantage de Miniso face à la concurrence est que ses produits ont un excellent rapport qualité/prix, et qu’ils lancent fréquemment de nouveaux articles. » Également spécialiste du design en magasin, il imagine les boutiques comme des balades digitales. 

2/ Des licences célèbres 

Alors qu’on pourrait assimiler Miniso à un Hema ou à un Action, l’enseigne a choisi de démarquer son positionnement, et propose des produits sous licence. Sont disponibles dans les rayons du magasin de la Chaussée d’Antin des objets estampillés Marvel, les Avengers, Disney, Hello Kitty ou encore Spiderman, parfois réinterprétés par les bureaux de design de l’enseigne. Miniso qualifie ses produits « d’utiles mais mignons, » et Ariel Wizman vante un « luxe abordable » : « Certaines enseignes vous vendent un humidificateur moche et cher, mais nous, nous proposons un humidificateur design au même prix, » détaille-t-il.

3/ Un partenariat omnicanal avec la Fnac 

En décembre 2020, Miniso a débuté un premier partenariat avec la Fnac. L’enseigne a ouvert un corner à son image dans le centre commercial de Beaugrenelle au sein du magasin Fnac. Elle y propose 12 catégories de ses produits. L’initiative a fonctionné et Miniso est aujourd’hui présent dans 3 autres magasins Fnac à Bordeaux (33), La Défense (92) et Strasbourg (67). Le partenariat se poursuit également online. La Fnac possède un corner Miniso sur son e-shop où sont vendus des produits de beauté et des objets du quotidien à l’effigie des licences possédées par la marque.

4/ Une expansion online et offline  

Déjà bien installé en Chine, qui accueille la moitié des magasins du retailer, ou encore en Amérique du Sud, l’expansion de Miniso se poursuit aussi en France. L’enseigne a ouvert deux magasins supplémentaires à Lille (59) et dans le centre commercial Mon Grand Plaisir (78). 

Miniso a aussi annoncé proposer courant 2021 un site d’achat en ligne et un système de pick-up qui devraient donc être prochainement disponibles.

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Reverse logistic : pourquoi la gestion des données produit est-elle essentielle pour mettre en place la boucle d’analyse des retours ?

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par Aude Chardenon10 janvier 20220 commentaires

Reverse logistic : pourquoi la gestion des données produit est-elle essentielle pour mettre en place la boucle d’analyse des retours ?

La reverse logistic (appelée également logistique inversée) est progressivement devenue un véritable sujet. Chez certains pure players de la mode, les retours peuvent atteindre 50% des marchandises commandées. D’où la nécessité d’une gestion des retours dotée de solutions robotisées pour accueillir les produits retournés, les trier, vérifier éventuellement leur état, les reconditionner, les réintégrer au stock… Les précisions de Sébastien Lefebure, Managing Director France & Southern Europe, Manhattan Associates.

Sébastien LEFÈBURE

Quelles sont les spécificités à prendre en compte dans la gestion de la donnée lors d’un retour produit ?

SÉBASTIEN LEFÈBURE : Dans un premier temps, la fiabilité de la donnée produit va permettre d’éviter de cumuler les retours. Dans le monde du textile par exemple, une gestion des tailles pas cohérente, une mauvaise taille non identifiée va créer un nombre de retour important. Au moment du passage de la commande l’accès à des informations détaillées comme des photos précises, des notices techniques, pour des articles comme les meubles, des dimensions précises, notamment concernant la taille des colis, va permettre d’éviter de déclencher une insatisfaction du client. Une bonne connaissance de la donnée client est également source de fiabilité en faisant référence aux tailles des précédents achats de la même marque.

Une fois le retour déclenché, l’élément le plus important est d’assurer la qualification du retour. Ce retour va pouvoir être traité en boutique, en entrepôt, via un call center… Il va donc falloir qu’il y ait une cohérence dans la qualification du code “raison”, c’est-à-dire, dans la qualification de la raison pour laquelle le produit est revenu. Toutes les raisons de retour vont devoir être référencées et cohérentes, derrière une interopérabilité des différents systèmes de gestion des produits (que ce soit OMS et WMS) sont nécessaires pour assurer la fluidité de l’opération.

Ensuite, doit se mettre en place une boucle d’analyse du retour. L’objectif est de déterminer s’il y a un problème sur l’article, est-ce qu’on relève une tendance au retour ? Afin de pouvoir agir et par exemple, changer un geste métier, modifier la description en ligne, ajouter des photos du produit plus précises. Cette boucle est essentielle pour identifier les problèmes de qualité.

Un exemple innovant de gestion de la donnée produit lors du retour et de la remise en vente ?

SÉBASTIEN LEFÈBURE : Les gros pourvoyeurs de l’e-commerce que sont Cdiscount ou encore Veepee sont des références dans ce domaine et dans la gestion de ces retours en masse. Veepee a mis en place le mécanisme Re-Turn, plutôt que de renvoyer le produit à l’entrepôt, la plateforme propose au client d’attendre que le produit soit vendu à nouveau pour l’expédier directement au nouveau client final. Cela demande un travail de qualification du produit précis : un habit d’une mauvaise taille pourra être renvoyé, en revanche, un produit trop abîmé ne le pourra pas. L’information d’un dysfonctionnement du produit par exemple doit circuler, auquel cas, si un nouveau client reçoit ce même produit il sera insatisfait. Les systèmes d’OMS et WMS vont donc devoir cohabiter et travailler en interopérabilité pour assurer à l’article un cycle de vie cohérent.

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Comment les Galeries Lafayette ont profité de la crise pour se réorganiser

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par Aude Chardenon3 janvier 20220 commentaires

Comment les Galeries Lafayette ont profité de la crise pour se réorganiser

Le grand magasin a dû fermer plus de 100 jours en 2020 et autant en 2021. Les Galeries Lafayette ont perdu la moitié de leur chiffre d’affaires mais le groupe en a profité pour se moderniser. Explications.

Les Galeries Lafayette, en plus de 120 ans d’existence (le magasin parisien a ouvert en 1893), et en dépit de deux guerres mondiales, n’avaient jamais connu cela : devoir fermer aussi longtemps. En tout, 100 jours sans accueillir le moindre client en 2020 et autant en 2021. Un choc majeur pour un grand magasin qui, à Paris-Haussmann, a l’habitude d’accueillir plus de 35 millions de visiteurs chaque année, la clientèle internationale représentant 60% de son chiffre d’affaires. Le groupe a profité de ces fermetures forcées pour innover, notamment en matière de digital. Si bien que les ventes via le canal digital, aux alentours de 2% avant la crise, représentent aujourd’hui 25% du chiffre. Le point en cinq innovations majeures.

1/ Le live-shopping, pour être présent malgré tout

Mars 2020, le magasin ferme. Et toute activité commerciale avec lui. Mais pas longtemps. Dès le mois de mai, les Galeries Lafayette mettent en place un service de live-shopping. Le principe ? Puisque les clients ne peuvent se rendre en magasins, alors le magasin va à eux. Un personal shopper, tablette en main, arpente le magasin à la place du client, en lien vidéo avec lui. Il lui montre les articles qu’il souhaite et le conseille dans ses achats. La commande est finalisée en ligne pour un envoi à domicile ou en points relais. Simple et efficace. Plus de 80 marques internationales proposent aujourd’hui ce service.

2/ De la seconde main, pour coller aux tendances 

Le marché de la mode d’occasion, dans le sillage de Vinted, s’envole. Les Galeries Lafayette, de longue date engagées sur le créneau avec Culture Vintage (marque du groupe Eureka Fripe), accélèrent encore depuis septembre 2021 : au troisième étage, un espace (Re)Store a ouvert, sur 600 m², organisé avec sept partenaires majeurs, tous spécialistes de la seconde main, de l’économie circulaire ou de la mode responsable : Monogram, Personal Seller, Relique, Petite Chineuse, Crushon, Entremains et Culture Vintage. Le leitmotiv ? « Renouvelez, revendez, recyclez », comme le résume la signature de l’espace.

3/ Un nouveau parcours clients, pour davantage de confort

Si le rez-de-chaussée du grand magasin reste encore à rénover, tout le reste, ou presque, a été revu et corrigé en fonction des attentes nouvelles. Le groupe annonce que plus de la moitié de la surface de vente a été réaménagée. Parmi les grands changements : la percée d’une nouvelle batterie d’escalators et, un peu partout, des espaces dédiés aux pauses et à la restauration installés. L’offre de restauration, mieux dispatchée, a vu sa surface globale augmenter de l’ordre de 20%.

4/ Une offre femmes revue, pour gagner en modernité 

Entre 2020 et 2021, les Galeries Lafayette ont fait entrer 140 nouvelles marques, renouvelant ainsi près de 30% de l’offre femmes du grand magasin. Un espace, baptisé Créative Galerie, a même pris forme, sur 350 m², pour exposer quelques-unes des meilleures marques digital natives, pépites de demain. Dans le lot, Mathilde Cabanas, Seven/Auguts, Navy Paris ou encore Pretty Wire.

5/ Le plus grand espace chaussures d’Europe, pour être le référent ultime 

Sur 4000 m², les Galeries Lafayette disposent depuis cette année du plus grand espace chaussures d’Europe. Occupant tout le quatrième étage du magasin, cet espace expose plus de 200 marques via 60 corners. Le tout avec une théâtralisation soignée, propre à laisser « respirer » des clientes, pour une bien meilleure attractivité.

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La Samaritaine, ou le pari du trait d’union entre luxe et vie parisienne

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par Aude Chardenon20 décembre 20210 commentaires

La Samaritaine, ou le pari du trait d’union entre luxe et vie parisienne

La Samaritaine, située dans un quartier parisien de Rivoli en pleine mutation depuis qu’il est interdit aux voitures, fait la pari d’un trait d’union entre Montaigne et le Marais. Explications de ce concept store unique à la française.

Après seize années de fermeture, La Samaritaine a rouvert en juin 2021. Le groupe LVMH, son propriétaire, a y injecté près d’un milliard d’euros pour rendre cela enfin possible : 230 millions d’euros, au moment de l’acquisition, 750 millions d’euros depuis quinze ans, pour complètement remanier un grand magasin créé par le couple Cognacq-Jay en 1870. Emmanuel Macron, inaugurant le nouvel espace en compagnie de Bernard Arnault, PDG de LVMH, a salué « un trésor patrimonial (et) un art de vivre à la française. » Le bâtiment réservé au grand magasin, entre rue de Rivoli et Seine, s’étend aujourd’hui sur 20000 m², loin des 100000 m² d’autrefois. Cela fait de La Samaritaine nouvelle génération « le plus petit des grands magasins parisiens. » Mais pas le moins intéressant.

1/ Un savant équilibre entre retail et art de vivre 

La Samaritaine occupe sept niveaux avec, comme fer de lance, les superbes escaliers Eiffel, conservés en l’état et peints en une tonalité gris-bleu très parisienne. Toute en haut, une verrière faisant office de puits de lumière naturelle et, sous les yeux, une fresque de 115 mètres de long, pour 3,5 mètres de hauteur, baptisée « la Fresque des paons », un chef-d’œuvre Art Nouveau. Entièrement rénovée, cette fresque, aux vertus hautement « instragramables », n’est pas la seule à attirer l’œil : partout, des rappels à Paris sont distillés. Là, une marque présentant son offre dans un décor de métro, ici, une autre faisant de même en reprenant les codes de bouquinistes des quais de Seine.

2/ De la restauration à tous les étages

En tout, pas moins de douze points de restauration sont proposés à La Samaritaine. Dans le lot, un restaurant Dalloyau, installé au pied des escalators et où l’on voit, pendant la pause déjeuner, bon nombre de riverains, en costume cravate mais pas seulement, venir se restaurer. A noter que le groupe estime à terme un chiffre d’affaires réalisé à 50% par une clientèle internationale, et l’autre moitié par les locaux.

3/ Une offre très orientée « luxe » 

Pour éviter une concurrence trop frontale avec les autres enseignes du groupe LVMH (Le Bon Marché et La Grande Epicerie de Paris), La Samaritaine ne propose quasi pas d’offre alimentaire. C’est donc tout pour la mode, la joaillerie, la maroquinerie et, bien sûr, la beauté (voir ci-après). En tout, plus de 650 marques sont référencées, dont la moitié sont françaises et une bonne cinquantaine sont « exclusives ». A noter : les cabines d’essayage Louis-Vuitton, au 3e étage, recèlent un petit trésor avec, au mur, des mosaïques de La Samaritaine d’origine, retrouvées petit à petit au marché aux puces.

4/ Un espace beauté digne de ce nom

Tout un niveau rien que pour  l’espace Beauté de La Samaritaine, conçu par le designer Hubert de Malherbe, sur 3400 m². Ce qui en fait le deuxième plus grand d’Europe après celui du grand magasin Harrods, à Londres.

5/ Un espace beauté digne de ce nom

Pour contrecarrer le côté très luxe de son offre, La Samaritaine met en place, côté Rivoli, un concept store plus urbain et résolument plus jeune. Du côté du grand hôtel, un autre concept store, baptisé Boutique Loulou, propose sur 200 m² des petits cadeaux et autres souvenirs, dans des codes là aussi plus « mainstream ». Une manière de faire le trait d’union avec la vraie vie parisienne.

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La révolution des entrepôts automatisés

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par Aude Chardenon15 décembre 20210 commentaires

La révolution des entrepôts automatisés

Face au boom de l’e-commerce alimentaire, les plateformes logistiques des retailers ont dû tenir la cadence pour assurer la distribution de l’ensemble des commandes. Dans ce secteur disputé, les distributeurs dotés d’entrepôts automatisés étaient nettement mieux préparés. Mais tous les acteurs du secteur de la grande consommation et distribution ont néanmoins vu leurs chaînes d’approvisionnement bouleversées.

L’e-commerce alimentaire a représenté 36 milliards d’euros en 2020 en Europe. Une année record pour le secteur qui aurait gagné dans sa transformation digitale 4 à 5 ans en quelques mois selon de nombreux experts, et qui affiche, selon une étude de McKinsey/EuroCommerce, une croissance de 8%pour les ventes volume et de 11% pour les ventes valeur.

En France, sur l’ensemble de l’année 2020, les ventes de produits de grande consommation en ligne ont progressé de 42%. Le catalyseur du phénomène tient bien sûr dans la brusque crise sanitaire qui a encouragé les consommateurs à se tourner vers la vente à ligne pour éviter de se rendre en magasin. Les portails des grandes surfaces alimentaires, qui concentrent 59% des dépenses pendant le confinement, affichent une croissance supérieure à celle des pure players et sites spécialisés selon Kantar.

Pour soutenir une telle croissance et tenir la cadence, les enseignes les plus matures en ligne ont pu compter sur
leurs entrepôts robotisés. En Île-de-France, le Groupe Casino a inauguré en mars 2020 un premier entrepôt de 36 000 m2, entièrement robotisé, à l’aide du spécialiste anglais Ocado. Le centre O’Logistique (filiale du Groupe Casino) permet de préparer une commande client en 6 minutes avec plus de 50 000 produits disponibles et de la livrer à 75% de la population d’Île-de-France.

Initialement dédié aux ventes de Monoprix Plus, le catalogue en ligne de Monoprix offrant alors la livraison de 13 000 références, l’entrepôt a rapidement évolué, accueillant par la suite le service Casino Plus. Les clients de l’enseigne Casino peuvent réaliser leurs courses en ligne et bénéficier d’une livraison à J+1 avec une excellente qualité de service sur 12 000 références, tandis que Monoprix proposera en fin 2021 depuis ce même entrepôt 50 000 références dans un rayon de 80 kilomètres en Ile de France avec une livraison sur des créneaux d’une heure tous les jours de la semaine.

Pour une des porte-parole de Casino, “la pertinence de la livraison en e-commerce alimentaire est évidente dans la situation actuelle. […] Grâce à cet entrepôt et ce partenariat, nous prenons cinq ans d’avance sur tous nos concurrents en France.” L’objectif du groupe Casino est d’atteindre à terme 500 millions d’euros de chiffre d’affaires depuis cet entrepôt. En Angleterre, Ocado a signé un partenariat avec Marks & Spencer, baptisé Ocado Retail, pour 750 millions de livres. Son centre logistique de la banlieue londonienne dédié à cette joint-venture peut traiter jusqu’à 150 000 commandes par semaine.

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Pharmabest dévoile sa vision de la pharmacie du futur avec son immense magasin parisien

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par Aude Chardenon13 décembre 20210 commentaires

Pharmabest dévoile sa vision de la pharmacie du futur avec son immense magasin parisien

Le groupement Pharambest a ouvert en septembre 2020 un magasin de 2050m2 au Forum des Halles à Paris (Ier arrondissement). Avec son offre pléthorique, Pharmabest réinvente le modèle et, à l’image d’un drugstore américain, marche sur les plates-bandes des parfumeries et de la grande distribution.

4,5 kilomètres de linéaires, 2050 m², 40 000 références… Autant de chiffres pour décrire l’immensité du flagship de Pharmabest. Le groupement d’officines pharmaceutiques a ouvert son nouveau point de vente en septembre 2020 au Forum des Halles à Paris (Ier arrondissement).

Dans les allées du magasin, aux abords ouverts et vitrés, pas moins de 1550m2 sont consacrés aux articles de parapharmacie. Il laisse la part belle aux 340 marques et à leurs quelques 40 000 références disponibles sur place. Avec ce flagship dans la capitale, le groupement né en PACA en 2015, entend renforcer sa présence sur l’Hexagone et sa moitié Nord. Pharmabest compte aujourd’hui 98 magasins pour un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros. Décryptage de ce concept innovant en 4 points.

1/ Entre le drugstore, la parapharmacie, la parfumerie et l’hypermarché… 

A l’image d’un drugstore, Pharmabest sort des circuits fermés pour proposer à ses clients un éventail de marques extrêmement large. Les 4,5 km de linéaires laissent la place aux spécialistes de la cosmétique, comme Nuxe ou Avène, de s’exprimer. L’offre y est très large et, au côté des marques habituelles de la parapharmacie, sont vendus des produits plutôt disponibles en parfumeries sélectives comme Clarins, Clinique ou Sisley. Pharmabest propose aussi des marques que nous retrouvons en général en grande distribution comme L’Oréal. « Avec notre groupement, nous avons une centrale d’achat qui nous permet de négocier pour tout le réseau et de proposer des prix tout à fait compétitifs par rapport aux grandes surfaces, » confirme David Abenhaim, président du groupement.

2/ Des espaces de présentation et un espace coiffure

Sur les 2050m2 de surface du magasin, Pharmabest a mis en place des espaces dédiés aux marques mises en avant sur de grandes tables de présentation. Un autre espace est réservé à la coiffure. Grâce à son bac de rinçage, l’enseigne permet à ses clients de tester les soins capillaires, et leur propose un séchage des cheveux. Pour David Abenhaim, ce magasin est « le résultat de toutes les expérimentations que nous avons pu faire ces dernières années en termes d’offre, de parcours d’achat et de services. » Le magasin n’en oublie pas sa vocation première de pharmacie et propose des consultations sur place avec des praticiens.

3/ Un modèle omnicanal 

Pharmabest se défend également sur le terrain du digital et l’enseigne propose le click-and-collect avec un retrait en 3h dans son magasin du Forum des Halles, ou encore la livraison à domicile sous 72h. « Aujourd’hui, les consommateurs ont accès à tous les produits en quelques clics, détaille le président de Pharmabest, David Abenhaim. C’est en développant les services et la proximité que nous pourrons faire la différence, » continue-t-il. Pour servir au mieux ses clients côté pharmacie, Pharmabest a mis en place un robot Meditech qui rationalise sur seulement 24m2 le stockage et la distribution en caisse des médicaments. Les employés sont ainsi plus disponibles pour prodiguer conseils et recommandations.

4/ Renforcer sa présence dans la moitié Nord de la France

Le groupe né en région PACA en 2015, dont le siège social est à Marseille, entend renforcer sa présence dans la capitale. Paris ne représentait que 25% de l’activité de Pharmabest en 2020 ce à quoi le groupement souhaite remédier grâce à ce flagship. Avec ce magasin de 2050m2, Pharmabest compte entrer dans le top 5 des pharmacies parisiennes réalisant le plus gros chiffre d’affaires. « Notre objectif est de devenir l’adresse parisienne incontournable pour la santé, la beauté et le bien-être », expliquaient Cyril Slama et Jean-Charles Rossi, co-titulaires de la pharmacie du Forum des Halles.

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A Paris-Madeleine, Leroy Merlin fait primer les services et le conseil

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par Aude Chardenon6 décembre 20210 commentaires

A Paris-Madeleine, le magasin Leroy Merlin fait primer les services et le conseil

Alors que le plus grand point de vente du réseau s’étend sur 17000 m², le magasin Leroy Merlin de Paris Madeleine couvre 5000 m². Un choix qui implique des partis-pris forts, avec des relais digitaux fortement poussés, ainsi que la dimension conseils et services.

Le magasin de la place de la Madeleine, à Paris, était le plus petit du réseau Leroy Merlin à son ouverture en 2018. Il a été détrôné, six mois plus tard, début 2019, par l’éphémère concept L’Appart, sur 2200 m², dans le nouveau quartier de Cardinet-Batignolles.

Mais alors que L’Appart a fermé ses portes en cette année 2021,  Leroy Merlin reste bien présent à La Madeleine. Mais 5000 m², pour une enseigne de bricolage et d’amélioration de l’habitat comme Leroy Merlin, cela reste petit : le plus grand magasin à l’enseigne s’étale, à titre de comparaison, sur 17000 m² à Massy, en région parisienne. La multiplication des services, notamment numériques, permet de compenser. Et même mieux que de compenser.

1/ Un magasin pour donner à voir le potentiel de l’offre, dans un esprit showroom 

A La Madeleine, on trouve un peu moins de 30000 références exposées. C’est peu, comparé à un catalogue global qui, lui, atteint les 400000 références en incluant la marketplace. Dans ce contexte, si l’offre reste primordiale, et si le but reste bien que le client achète, l’argument principal du magasin tient à d’autres vertus. Il a vocation à être le lieu de la relation, du service, du conseil, de la conception et de l’exécution des projets des clients, de A à Z, jusqu’à la livraison et la pose. En clair, on y trouve des produits bien présentés, dans ce qui ressemble à des showrooms d’exposition, pour permettre de donner à voir leur potentiel, mais, surtout, tout est fait pour mettre en avant les services.

2/ Un magasin qui permet d’organiser des rendez-vous avec des experts

Le plus difficile, pour un client ayant un projet de rénovation de sa salle de bains ou de sa cuisine, est de parvenir à s’organiser (quels articles seront nécessaires, dans quelles conditions de pose, etc.) et de se projeter (quoi acheter pour que le rendu final soit au niveau des attentes). Des écueils qui, trop souvent, conduisent au report des travaux. D’où cette volonté, exprimée par Leroy Merlin, d’offrir une solution clé en main. Il est ainsi possible, en ligne, de prendre rendez-vous avec un expert, pour 29 euros, et pour une durée d’une heure, en magasin. C’est l’assurance, pour le client, d’avoir ce temps qui lui soit entièrement consacré.

3/ Un magasin qui permet la livraison express et de commander en ligne 

Leroy Merlin, pour améliorer la qualité de services dans ses magasins, a réalisé d’immenses travaux en matière de logistique. Entre 2018 et 2021, le groupe a ajouté ainsi 280000 m² à ses entrepôts avec, comme objectif, de rapprocher les produits des clients. Couplé à des efforts en supply chain, cela permet de raccourcir les délais de livraison. Leroy Merlin est désormais capable, dans quelques-uns de ses magasins, de mettre les articles achetés à disposition, en click & collect en 2h chrono.

4/ Un magasin qui permet d’apprendre

Petit, peut-être, mais qui prend l’espace nécessaire pour offrir à ses clients la possibilité de prendre des cours. Régulièrement, sur rendez-vous à prendre en ligne, et pour une durée allant de 45 minutes à 3 heures, des cours pratiques sont organisés à La Madeleine : poser un robinet, préparer un mur avant de peindre, relooker un meuble, poser du carrelage, etc. Malin et accessible puisque les prix vont de 5€ à 25€.

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Alkemics Academy | Données produit et transparence : ce que veulent les consommateurs

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par Aude Chardenon30 novembre 20210 commentaires

Données produit et transparence : ce que veulent les consommateurs

Les consommateurs changent et c’est une bonne chose : tournés vers le made in France, les circuits courts et la réduction des additifs, ils plébiscitent des produits plus sains et plus durables, et saluent la transparence des professionnels de la grande consommation. Des tendances qui sortent renforcées par la crise sanitaire et qui s’inscrivent durablement dans le quotidien des Français.

62% des Français déclarent avoir fortement intégré l’impact environnemental dans leurs choix de consommation*. Ce sondage, réalisé en 2020 par l’ObSoCo pour Citeo, laisse entrevoir une partie des nouvelles attentes qu’ont les consommateurs vis-à-vis des acteurs agroalimentaires. 

Des attentes vers plus de transparence

Recherche de produits plus sains et plus naturels oui, mais aussi chasse aux additifs, plébiscite des produits locaux et/ou issus de circuits courts… Les Français et plus généralement les consommateurs affichent une volonté très forte quand il s’agit de mieux connaître les produits qu’ils achètent et de faire certains choix au moment des courses. A cela s’ajoute un besoin accru de confiance envers l’ensemble de l’écosystème, fournisseurs comme distributeurs, dans un contexte d’incertitudes et d’inquiétudes.

La crise sanitaire semble avoir renforcé les exigences des consommateurs, et ce de manière durable. Si les habitudes de consommation ont beaucoup évolué ces 10 dernières années, la crise a exacerbé leurs attentes vers plus de transparence. Les consommateurs exigent notamment plus de clarté de la part des fabricants des produits qu’ils consomment. Mais la composition des produits n’est pas la seule chose qui les intéresse ! On note ainsi une montée en puissance des préoccupations liées à l’emballage, et plus généralement à l’impact environnemental des produits qu’ils ont envie d’acheter. 86% des Français placent le tri et le recyclage en tête des actions efficaces pour protéger l’environnement*. Ces attentes sont véritablement complémentaires : le consommateur recherche des produits sains mais aussi vertueux pour l’environnement.

Des informations produit accessibles et complètes

Les progrès en matière de développement numérique ne sont pas à négliger dans cette transformation. Les outils numériques permettant d’accéder aux données produits se multiplient et sont plébiscités par les acheteurs qui n’hésitent plus à scanner les produits en magasin pour lever leurs doutes. Qui ignore encore les applications comme Yuka ou ScanUp ?

Ces outils, en perpétuelle amélioration, ont des conséquences très concrètes sur la composition des produits. L’appétence des consommateurs montrent qu’aujourd’hui, la transparence n’est pas une option et que ces multiples méthodes de notations permettent de rassurer le consommateur et de l’orienter vers un produit dont les informations sont disponibles et complètes.

Nutri-score, Eco-Score… Ces nouveaux scores sont désormais familiers des consommateurs. Parlera-t-on bientôt du rémunéra-score ? C’est ce que suggère la proposition de loi Besson-Moreau (connue sous le nom de Loi Egalim 2), en prévoyant la création d’un score destiné à informer le consommateur sur la rémunération qui est versée aux producteurs agricoles pour chacun des produits qu’il achète. 

On le voit, chacun y gagne. Quel est le rôle d’Alkemics dans ce contexte ? Nous aidons les marques à centraliser toutes leurs informations relevant de la “transparence consommateur” afin de les partager aussi facilement aux applications consommateurs qu’aux distributeurs. Le consommateur a ainsi accès à ces informations sur tous ses canaux préférés et celle-ci est mise à jour en temps réel via la plateforme.

Le sujet vous intéresse ?

Vous pouvez consulter nos articles sur Le Nutri-score | L’Eco-Score | Les applications mobiles

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site d’Alkemics Academy, qui propose des contenus éducatifs adaptés à tous vos besoins pour enrichir vos compétences et connaissances, et gagner en efficacité et rapidité.

*Observatoire de la consommation responsable – L’ObSoCo pour Citeo (2020


Alkemics Academy | Données produit et commerce : et l’e-commerce apparut

Alkemics Academy

par Aude Chardenon30 novembre 20210 commentaires

Données produit et commerce : et l’e-commerce apparut…

L’information produit est au cœur du commerce. En ligne, en magasin, c’est le premier point de contact entre un consommateur et un produit, bien avant l’achat. La collecte de ces données, leur qualité mais aussi la prise en compte de leur évolution, notamment au regard des nouvelles exigences des consommateurs, relèvent de la responsabilité de tous, que l’on soit distributeur ou fournisseur. Mais qui est le mieux placé pour garantir une donnée fiable, précise, enrichie ? Le fournisseur.

Alors que dans les années 2000, Internet commence à se développer dans les foyers français (et dans le monde), personne n’est alors en mesure de prédire à quel point ce nouveau protocole (et le haut débit !) va révolutionner le commerce et inventer une nouvelle façon de vendre et d’acheter des produits. 

Aujourd’hui, en France, on compte environ 200 000 sites e-commerce, pour plus de 100 milliards d’euros et près de 2 milliards de transactions selon les chiffres de la Fevad publiés en 2020*. 

Distribution, marketplace, Direct-to-consumer : à chaque fournisseur sa stratégie

Derrière ces indicateurs – boostés en 2020, en grande partie à cause de la pandémie de Covid-19 – se cachent des milliers de marques et de fournisseurs qui ont appris, ces vingt dernières années, à commercialiser leurs références sur Internet. En passant par la distribution, généraliste ou spécialisée ; en faisant le pari des marketplaces, un modèle popularisé notamment par Amazon ; en choisissant parfois la voie du direct-to-consumer (ou DtoC) et en se passant d’intermédiaires ; et même pour certains en optant pour le social commerce, la vente via les réseaux sociaux. Point commun de ces commerçants : s’être appliquée à monter dans le train de la révolution numérique. 

Alimentaire, textile, cosmétique, bricolage… Peut-on citer une catégorie de produits qui a échappé au tourbillon de l’e-commerce ? La réponse est non. Même une baguette de pain peut être aujourd’hui commandée en ligne par un consommateur auprès de son boulanger favori.

L’enrichissement de la donnée prduit au coeur du commerce 

Si la diversité des produits, des acteurs et des canaux de distribution est infinie, un point commun relie l’ensemble de cet écosystème : la donnée produit. Sur Internet, la donnée produit est le premier contact entre le consommateur et le produit, bien avant le produit lui-même ! La donnée produit, c’est-à-dire l’information et le contenu qui lui sont spécifiques, c’est la première interaction entre le consommateur et un produit : un nom, une image, un poids, une composition. Désormais, cette information s’enrichit, comme avec le Nutriscore.

Cette interaction, rappelons-le, n’est pas spécifique au canal digital : elle a également lieu lorsque le consommateur ouvre un prospectus, ou saisit en rayon un produit pour vérifier qu’il ne contient pas certains allergènes. Imaginez un paquet sans information. C’est impossible.

Et si l’omnicanalité a dans un premier temps complexifié la diffusion et la mise à jour de ces informations, les acteurs de la grande consommation qui se sont engagés dans la digitalisation et l’automatisation de la gestion de leurs données produits peuvent désormais être sereins. Avec une plateforme comme Alkemics, l’ajout d’un canal de vente, d’un label, la modification d’une image ou d’une recette est simple et rapide.

Même les produits frais, comme les fruits et légumes vendus au poids, sont dotés, à leur pesée, d’une étiquette regorgeant d’une mine d’informations : le nom du produit (tomate) et sa variété (coeur de boeuf), d’autres attribut éventuels (bio, calibre…), le poids du sachet et enfin le prix calculé par la balance. 

On voit bien l’intérêt de fournir au consommateur des informations sur les produits alimentaires qu’il souhaite acheter. Visibles sur les étiquettes et packagings, ces informations doivent être accessibles en ligne également et c’est ce qu’exige la réglementation européenne : le consommateur doit accéder au même niveau d’information, qu’il achète en ligne ou en magasin. 

Alkemics Academy vise à revenir sur certains prérequis liés à ces informations. Que disent les réglementations française et européenne, et sont-elles susceptibles d’évoluer ? Pourquoi la qualité de la data produit est-elle devenue indispensable ? Est-ce le distributeur qui, soucieux de disposer d’un référentiel sur l’ensemble de la chaîne, a progressivement relevé les standards de la qualité de la donnée ? Ou le consommateur, qui a fait évoluer ses niveaux d’exigence et qui refuse aujourd’hui d’acheter un produit s’il estime que l’information est incomplète ? En 2019, une étude Opinionway pour Alkemics révélait déjà que plus d’un Français sur deux avait déjà renoncé à un achat à cause d’un manque d’information sur un produit alimentaire**. 

Le sujet vous intéresse ?

Vous pouvez consulter nos articles sur La législation en vigueur en matière de données produitL’évolution des données produit | Les bénéfices d’une plateforme collaborative.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site d’Alkemics Academy, qui propose des contenus éducatifs adaptés à tous vos besoins pour enrichir vos compétences et connaissances, et gagner en efficacité et rapidité.

*Fédération des Entreprises de Vente à Distance

**Sondage OpinionWay pour Alkemics étude réalisé du 17 au 18 avril 2019 sur un échantillon de 1057 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Questionnaire auto-administré en ligne sur système CAWI.


Alkemics Academy | Données produit : fournir des informations produit… oui, mais à qui ?

Alkemics Academy

par Aude Chardenon30 novembre 20210 commentaires

Données produit : fournir des informations produit… oui, mais à qui ?

Les consommateurs jouent un rôle important dans cette évolution car l’augmentation de leur niveau d’exigence poussent industriels et distributeurs à davantage de transparence dans la transmission de l’information.

Que regardent aujourd’hui les consommateurs lorsqu’ils font leurs achats alimentaires ? On le sait grâce à de nombreuses études qui sont menées à ce sujet : selon une étude publiée en mars 2020 et menée par l’ObSoCo*, 79 % des Français sont par exemple attentifs aux effets de ce qu’ils mangent sur leur santé et 62% d’entre eux ont intégré la préoccupation de l’environnement dans leur consommation. 

Les préoccupations des consommateurs ne cessent d’évoluer. Au XXIe siècle, les produits locaux, les produits régionaux, le made in France, les circuits courts ou encore les produits de saison font désormais partie des critères d’achat qui entrent en ligne de compte ! Selon une autre étude, cette fois menée par Kantar en partenariat avec le Sial Paris, 64 % des Français assurent privilégier les produits locaux lors de leurs courses et plus d’un tiers d’entre eux ont fait des changements radicaux dans leur alimentation pour des raisons liées à l’éthique, à l’environnement ou aux ingrédients.

On peut se réjouir de cette consommation plus responsable et plus durable qui, en plus de mettre en avant des produits à moins fort impact environnemental, aide les acteurs du secteur à améliorer leurs recettes. Mieux informer les consommateurs sur la qualité et la provenance des produits qu’ils consomment ne paraît plus être une option mais bien une réponse directe à une forte demande de la part des consommateurs !

 

Et depuis plusieurs années, l’adoption massive d’Internet, des moteurs de recherche, l’arrivée des smartphones et de leurs nombreuses applications ont fortement contribué à répondre à cette demande. Le consommateur connecté s’attend à obtenir les informations qu’il souhaite quel que soit le produit ou le service auquel il s’intéresse. Le développement du commerce mobile, ou m-commerce, nécessite plus que jamais une information à portée de main.

Face à ces nouveaux comportements de consommation, et à ces attentes grandissantes des consommateurs envers les professionnels de la grande consommation, marques et distributeurs doivent collaborer davantage.

 

Origine des ingrédients et/ou des produits, informations nutritionnelles, impact environnemental… Le consommateur de demain ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Que peut-on imaginer ? En ligne, pourrait-il un jour rechercher par exemple la date limite de consommation afin de limiter les risques de gaspillage alimentaire ? Dans les initiatives en ce sens, certaines enseignes travaillent sur la date de consommation optimale, une information qui gagnerait à être communiquée au client lors de sa commande ! C’est d’ailleurs un enjeu dont s’est emparé le gouvernement, lui qui planche sur un label « anti-gaspillage alimentaire » visant à valoriser les initiatives dans la restauration collective et la distribution. Il paraît désormais acquis que les données produit évolueront sans cesse, rendant l’adoption d’une solution de gestion d’informations produit adaptative indispensable.

Le sujet vous intéresse ?

Vous pouvez consulter nos articles sur La législation en vigueur en matière de données produitLes bénéfices d’une plateforme collaborative | La naissance de l’e-commerce

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site d’Alkemics Academy, qui propose des contenus éducatifs adaptés à tous vos besoins pour enrichir vos compétences et connaissances, et gagner en efficacité et rapidité.

*Etude Obsoco avec Ferrero, GS1 France et Sodebo, menée auprès de 4 000 personnes du 5 novembre au 5 décembre 2019 et approfondissant un sondage mené sur la qualité en 2016 et sur l’éthique alimentaire en 2017