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Food delivery #Episode2 : les pépites de la livraison alimentaire

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par Aude Chardenon8 juillet 20210 commentaires

Food delivery #Episode2 : les pépites de la livraison alimentaire

On le sait, l’année 2020 a consacré l’avènement de l’e-commerce alimentaire… et du quick commerce ! Les grands distributeurs s’allient avec les spécialistes de la livraison de repas comme Uber Eats et Deliveroo en proposant de commander leurs références dans ces applications. Mais d’autres acteurs émergent pour livrer toujours plus vite les consommateurs des grandes métropoles. Tour d’horizon des nouvelles pépites européennes qui séduisent consommateurs… et investisseurs. 

L’écosystème de la food delivery s’enrichit ! Sur le terrain de l’e-commerce alimentaire, la tendance est même à la multiplication des acteurs. L’Europe ne fait pas exception à la règle et peut se targuer d’avoir fait naître un certain nombre de pépites dont l’activité a connu un essor spectaculaire du fait de la crise sanitaire. Et ces derniers mois, on ne compte plus les acteurs, traditionnels ou nouveaux, qui veulent se faire une place dans l’univers du quick commerce, ou q-commerce. Car la livraison express séduit de plus en plus les consommateurs.

Supermarchés en ligne (LaBelleVie, La Fourche, Frichti…), spécialistes de la livraison de repas ou de courses (Glovo… ), e-commerçants spécialisés (Kol, Greenweez…), ou géants technologiques (comme le géant russe Yandex !), ils sont nombreux à vouloir tirer parti d’un marché qui ne représentait en 2020 que 5,6% des ventes alimentaires en Europe, selon Kantar… Mais dont on connaît à présent toutes les promesses.

Parmi les nouveaux entrants, Gorillas, Dija, Flink, Zapp, Cajoo…

  • Leur point commun : une proposition de livraison à la demande et très rapide, parfois autour des 10 minutes. Toujours plus rapides, ils sont en réalité au plus près des consommateurs.
  • Leur technique : s’appuyer sur un réseau de dark stores, ces petits espaces urbains invisibles, soit des mini entrepôts, uniquement destinés à la préparation des commandes en ligne. 
  • Leurs forces : un réseau solide de livreurs, un assortiment réduit (2000 références environ), une application mobile simple et pratique, des fiches produit complètes et optimisées…

Signaux forts de cette émulation du marché, les (nombreuses) levées de fonds bouclées depuis le début de l’année ! Une large part de ces capitaux doit permettre à ces pépites d’opérer de nouveaux marchés et de se développer avant la concurrence ! Le quick commerce porte bien son nom.

  • Dija (Grande-Bretagne)

Fondée à l’automne 2020 par d’anciens cadres de Deliveroo et d’Everli, cette start-up britannique se positionne sur la livraison express de produits frais via son application Dijanow. Pour y parvenir, elle développe des magasins fantômes, ou dark stores. La pépite londonienne, qui compte 2000 références, vise principalement les consommateurs des zones très urbanisées, parmi lesquelles la capitale française. Elle avait levé 20 millions de dollars à l’automne 2020.

  • Gorillas (Allemagne)

Fondée en mai dernier à Berlin, Gorillas a bouclé fin mars une levée de fonds de 290 millions de dollars, ce qui l’a fait entrer en un temps record dans le cercle des licornes. La start-up allemande, qui opère dans plus d’une douzaine de grandes villes européennes dont Amsterdam, Londres, Munich et Paris, propose la livraison de plus de 2 000 produits d’épicerie et du quotidien en… 10 minutes en moyenne. Pour cela, Gorillas s’appuie sur une quarantaine de centres de micro-distribution (micro-fullfilment centers) répartis dans les pays où elle opère.

  • Cajoo (France) 

Cajoo est une toute nouvelle entreprise française proposant un service de livraison à la demande en moins de 15 minutes, disponible 7/7 de 7h30 à 00h30. Elle compte développer un réseau de mini-entrepôts en propre dans les villes, avec pour objectif de supprimer tous les intermédiaires et ainsi d’offrir des prix concurrentiels. Elle vient de lever 6 millions d’euros en amorçage pour conquérir dans un premier temps les consommateurs parisiens. Carrefour a annoncé le 28 juillet 2021 être entré en négociations exclusives avec la start-up en vue d’une prise de participation minoritaire.

  • Everli (Italie) 

Ex-Supermercato24 et pionnier en matière d’e-commerce alimentaire, Everli opère en Italie, Pologne, République tchèque et France. La pépite italienne, qui a bouclé en mars un tour de table de 100 millions de dollars, a créé un modèle différent et plus proche d’Instacart. Elle emploie des personal shoppers qui choisissent en magasin les produits commandés par les clients, puis les livrent le jour même. Elle tire ses revenus des commandes mais également de la monétisation des partenariats tissés avec les marques. Ce parti-pris lui permet de proposer plus de 300 000 produits dans les 70 villes où elle opère. 

Ces start-up ont aussi levé des fonds 

Jiffy (Grande-Bretagne) : 2,6 millions de livres ; Weezy (Grande-Bretagne) : 20 millions de dollars ; Flink (Allemagne) : 52 millions d’euros puis 240 millions ; Rohlik (République tchèque) : 100 millions d’euros ; Oda (ex-Kolonial, Norvège) : 223 millions d’euros ; Getir (Turquie) : 138 millions de dollars ; Glovo (Espagne) : 528 millions d’euros ; Swiggy (Inde) : 800 millions de dollars ; goPuff (USA) : 1,15 milliard de dollars…!

L’écosystème complet (réalisé par DigitalFoodLab)


Retail et Covid-19 : les distributeurs à l’épreuve du feu

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par Aude Chardenon21 juin 20210 commentaires

Retail et Covid-19 : les distributeurs à l’épreuve du feu

Processus collaboratifs, intelligence artificielle, supply chain ou optimisation des données : comment l’innovation a permis aux distributeurs d’accélérer leur transformation et de faire preuve d’agilité pour faire face à la crise sanitaire ? Nicolas Paepegaey (Intermarché), Laurent Thoumine (Accenture), Alexandre Jennaoui (Blue Yonder) et Antoine Durieux (Alkemics) livrent leurs analyses et leurs recommandations sur la transformation du secteur à l’occasion d’une table ronde organisée en mars dernier par le magazine LSA et animée par Yves Puget. 

Si l’agilité est un sujet maintes fois abordé ces dernières années, le Covid-19 restera comme une véritable épreuve du feu pour les acteurs de la grande distribution.

A l’occasion d’une table ronde organisée par le magazine LSA en mars dernier, Nicolas Paepegaey, Digital & Transformation Officer d’Intermarché, est revenu sur la transformation de l’enseigne du Groupement Mousquetaires. Soutenir le bond des commandes en ligne, pallier les ruptures, diversifier les fournisseurs ou encore anticiper la demande de consommateurs aux comportements d’achat inédits… “La crise a servi de révélateur”, résume-t-il.

Cet événement, qui a réuni Laurent Thoumine, Directeur exécutif Retail Europe d’Accenture, Alexandre Jennaoui, VP Southern Europe Blue Yonder, et Antoine Durieux, CEO d’Alkemics, a permis de revenir sur les innovations mises en place par Intermarché et d’autres distributeurs pour faire face à la crise sanitaire et répondre aux besoins des consommateurs.

”Les entreprises de distribution ont compris l’exigence d’adaptabilité extrêmement agile et rapide de l’ensemble de leurs modèles opérationnels, explique en préambule Laurent Thoumine. La chaîne d’approvisionnement a par exemple connu une demande imprévisible”.

Retail et IA, un mariage gagnant

Mise en place de nouveaux services (drive, click and collect…), processus internes plus collaboratifs (rendus nécessaires par le travail à distance) ou optimisation des données, les démonstrations concrètes de cet “adaptive retail” sont nombreuses. “De nouveaux process nous ont rendus plus efficaces au bénéfice d’être plus réactifs au service de nos clients« , explique Nicolas Paepegaey. 

Pour Alexandre Jennaoui, la crise sanitaire a également permis à certaines enseignes de se démarquer… notamment sur les sujets d’intelligence artificielle. “La pandémie a illustré les apports de l’intelligence artificielle, note-t-il. Les distributeurs équipés de moteurs de prévisions classiques ont connu beaucoup de ruptures, une désorganisation totale et beaucoup de difficultés à pivoter. Les plus matures ont été capables de trouver des produits alternatifs plus rapidement et de connaître le coût ou l’impact économique de la substitution des produits dans l’assortiment”. 

La désilotation des organisations, un levier essentiel

L’approvisionnement a été l’un des grands enjeux de l’année 2020. “Un patron de magasin qui veut faire venir un produit dans ses rayons doit attendre entre deux et trois mois en moyenne”, rappelle Antoine Durieux (Alkemics). Un délai déjà beaucoup trop long avant la pandémie, et dont les conséquences ont été exacerbées avec la crise du Covid-19 et les ruptures en magasin.

Or pour accélérer la mise en rayon d’un produit et être plus réactif, la suppression des silos, soit l’intégration des informations, est primordiale. “Elle permet d’éviter de démultiplier les demandes d’information du côté des équipes fournisseurs et de s’assurer que ce qui est fait par une équipe profite aux autres”, poursuit Antoine Durieux.

Les processus collaboratifs ont ainsi montré, dans un contexte d’explosion du travail à distance, les avantages d’une bonne transmission des informations. “Une meilleure collaboration avec les fournisseurs a permis d’engager de nouvelles discussions, jusqu’ici unilatérales, autour des ruptures de stock”, poursuit le fondateur d’Alkemics.

La scale-up française a par exemple aidé les industriels à partager leurs excès de stocks auprès des distributeurs pour combler les unités de besoin. “Ces relations ont commencé de manière très rapide et s’établissent aujourd’hui dans la durée”, ajoute Antoine Durieux. Les promesses de ce nouveau type de relations sont très concrètes. « On peut ainsi imaginer qu’un directeur puisse interpeller d’autres directeurs de magasins avec des arguments, comme la rentabilité d’un produit qui fonctionne bien. Qu’il diffuse l’information, qu’il suggère”, selon Laurent Thoumine.

Consommateur, producteur, enseigne : le triple bénéfice de l’offre locale 

Il a fallu aller trouver de nouveaux produits plus vite pour pallier les difficultés à s’approvisionner auprès de nos fournisseurs traditionnels sur les catégories que tout le monde a vu disparaître des rayons”, témoigne Nicolas Paepegaey. L’enseigne alimentaire élargit ses gammes et développe son offre locale dans un souci de réactivité et de cohérence avec les attentes des consommateurs.

Autre parti-pris d’Intermarché, opter pour un type de référencement optimisé. “Cela permet de finaliser plus rapidement la mise en ligne des produits sur le drive ; l’exigence en termes d’exhaustivité d’information et de qualité d’information est plus importante pour mettre un produit en vente en ligne que dans un point de vente”, rappelle Nicolas Paepegaey. 

Sans oublier qu’un bon partage de l’information suppose une intégration sans faille de la donnée produits sur l’ensemble de la chaîne de valeur. “L’intégration des données, soit le fait d’avoir une plateforme unique de données et de services pour pouvoir effectuer non pas uniquement de la prévision de la demande mais aussi de l’optimisation et de l’aide à la décision, a permis de s’adapter et de pivoter très rapidement”, insiste Alexandre Jennaoui (Blue Yonder). 

Car pas d’IA sans données. Mais dans un contexte aussi inédit et un premier confinement drastique qui n’a jamais été répliqué à l’identique, les données d’achats ou de requêtes peuvent-elles vraiment être riches d’enseignements ? Pour Nicolas Paepegaey, “maintenant que ce sujet inédit est historisé dans les données pour la partie approvisionnement, ces solutions peuvent analyser comment les choses se sont passées et sont revenues à la normale”. Des données précieuses pour les sujets de personnalisation et de recommandations en ligne.

Une mise à l’échelle des projets encore difficile en France

Un regret néanmoins pour ces experts. Que ces innovations restent trop souvent en France à l’état de PoC (Proof of Concept) sans bénéficier d’une véritable mise à l’échelle. “Il y a des tâches qui doivent désormais être industrialisées, comme la production de contenus et d’images, analyse Laurent Thoumine. Sinon, on n’existe pas sur Internet. Or cela suppose une capacité industrielle à capter les fiches produits qui viennent des industriels pour pouvoir les injecter correctement dans un ERP ou dans un système d’information qui soit suffisamment intégré. C’est absolument clé”. Sans compter que les données évoluent. Comment tenir compte des nouvelles réglementations (Nutriscore, nouvel indice de réparabilité…) sans s’être doté d’une capacité d’industrialisation des informations produits ? A titre d’exemple, certains distributeurs collectent d’ores et déjà l’Eco-score pour montrer à leurs consommateurs que leurs préoccupations environnementales comptent.

Pour les projets d’envergure, les regards se tournent outre-Atlantique. “En Grande-Bretagne, note Alexandre Jennaoui, on observe des moonshots, avec toute la supply chain qui va être intégrée et entièrement pilotée grâce à l’intelligence artificielle. Cette supply chain ne sera non pas gérée par des armées de prévisionnistes mais par une équipe réduite focalisée sur des actions à valeur ajoutée, la stratégie commerciale”. Une vision partagée par Antoine Durieux : “On est très bon pour innover en France, et lancer des pilotes… Mais les modèles sont récupérés par les distributeurs étrangers et passés à l’échelle”, regrette-il. Pour Laurent Thoumine, “cette mise à l’échelle doit faire partie de l’équation économique des distributeurs”. 

La data produit sera donc l’une des clés du succès des acteurs de la grande distribution. Outre l’information chère au consommateur, elle va nourrir les technologies d’intelligence artificielle pour modéliser l’assortiment d’un magasin selon sa zone de chalandise, définir un pricing et optimiser la gestion de l’inventaire avec à la clé de grands enjeux de rentabilité. Et pour garantir le succès de ces innovations, le partage de la donnée reste fondamental. “C’est une transformation qui prend du temps, conclut Nicolas Paepegaey. Il y a de nouveaux process et outils qui vont bénéficier à nos relations avec les industriels mais cela n’est possible qu’en ajoutant de nouvelles briques”. 

Retrouvez l’intégralité de ces interventions dans le replay de la conférence « Retail 2023, l’agilité au coeur du triangle d’or : offre, omnicanal, supply chain »
Et visionnez le replay de notre conférence co-animée avec Accenture à l’occasion de l’édition 2021 de NRF : Quelles solutions pour les distributeurs pour répondre à la fois aux enjeux d’agilité et de développement durable ?


Leadersanté fait confiance à Alkemics pour les fiches produit de son nouveau site e-commerce

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par Aude Chardenon18 juin 20210 commentaires

Leadersanté fait confiance à Alkemics pour les fiches produit de son nouveau site e-commerce

Le groupement pharmaceutique  Leadersanté a lancé une refonte de son site e-commerce. La nouvelle plateforme, qui sera lancée à l’automne 2021, s’appuie sur la solution d’Alkemics pour la gestion des informations produit. Laura Cholet, chef de projet web digital et e-commerce chez Leadersanté Groupe, revient sur ce projet pionnier dans le secteur. 

Il y a quelques mois, Leadersanté initiait un projet de refonte digitale. Son site e-commerce se dote désormais de plusieurs fonctionnalités. La commande en ligne de produits parapharmaceutiques mais également la prise de rendez-vous avec un pharmacien, le retrait de produits et de médicaments via le click&collect ou encore la livraison à domicile de médicaments.

Le réseau de pharmacies indépendantes créé en 2007 fait déjà office de pionnier dans un secteur assez peu digitalisé, avec notamment la possibilité pour le client de scanner son ordonnance via une application mobile.

Réglementation oblige, l’offre va d’abord être composée de produits de parapharmacie et d’OTC (Over-the-counter, c’est-à-dire les médicaments vendus en libre accès) qui seront vendus en ligne. Soit… 200 000 références, déjà disponibles sur l’application mobile, qui devrait être accessibles d’ici la fin de l’année sur le site e-commerce, lancé au courant de l’automne 2021.

L’objectif de Leardersanté est d’utiliser une solution s’intégrant au CMS Magento (Adobe) afin de collecter les données issues de 200 laboratoires partenaires dont Pierre Fable, La Roche Posay, Uriage, L’Oréal, Lea Nature ou 1919 Bains de Mer. Or qui dit produits… dit informations produit ! “Parmi les données produit indispensables, on peut citer la description du produit, ainsi que les conseils d’utilisation, explique Laura Cholet, chef de projet web digital et e-commerce chez Leadersanté Groupe. Mais il y a aussi les visuels avec le packaging et la quantité”. 

Autres informations qui nécessitent une attention particulière : la composition des produits et leur labellisation (Ecocert, bio, made in France…). “C’est une vraie tendance de consommation et c’est aussi une demande de nos pharmaciens qui veulent plus de produits Ecocertifiés”, précise Laura Cholet.

Jusqu’alors, les équipes de Leadersanté ne disposaient pas vraiment d’outils pour le référencement des produits. Pour Laura Cholet se posait alors la question “de la fiabilité des informations et de leur qualité”.

Leadersanté a donc choisi Alkemics pour optimiser le contenu des fiches produit. La plateforme permet de digitaliser les données des fournisseurs, y compris les informations relatives aux promotions, afin de les mettre en ligne plus rapidement, de collecter des visuels pour l’ensemble des produits vendus en ligne et de recevoir automatiquement les mises à jour des médias, ou encore de faciliter la vérification des informations grâce aux contrôles mis en place sur Alkemics et aux outils de vérification en masse. Autrement dit, c’est la possibilité de gérer plus de données sur de produits appartenant à davantage de fournisseurs, grâce aux outils automatisés de la plateforme.

« A partir du moment où l’on remplit les champs pour un distributeur ou un groupement avec minutie, on observe un gain de temps, de ressources et de précision pour l’ensemble des distributeurs. Et on limite considérablement le nombre d’erreurs« , détaille Jean Petitier, Responsable comptes clés Weleda.

Alkemics nous aide sur la digitalisation en nous permettant de centraliser les données pour nourrir le site et l’application. Nous gagnons du temps, sans avoir à rappeler les fournisseurs… sans compter que certains laboratoires comme Pierre Fabre utilisent déjà la plateforme. D’autres se sont d’ores et déjà montrés intéressés”, résume Laura Cholet. 

« Plus les distributeurs et groupements utiliseront la plateforme Alkemics, plus la valeur de l’outil sera incontournable pour le secteur de la parapharmacie« , explique de son côté Jean Petitier.

Leadersanté Groupe considère son nouveau site e-commerce comme un levier supplémentaire pour la digitalisation des services de ses pharmacies sous enseigne.Nous sommes très présents sur les réseaux sociaux, nous nous sommes dotés d’une application mobile, avec une refonte du parcours utilisateurs. Cela assoit la visibilité de Leadersanté sur le digital”, conclut le groupement.

L’entreprise souhaite également continuer de développer la livraison à domicile, et elle réfléchit également à l’intégration des avis clients sur son nouveau site via une plateforme spécialisée.

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La donnée produit, outil au service de la performance e-commerce et environnementale

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par Aude Chardenon17 juin 20210 commentaires

La donnée produit, outil au service de la performance e-commerce et environnementale

Souvent perçu comme nocif pour l’environnement, l’e-commerce repose sur des processus qui peuvent se révéler extrêmement vertueux. Parmi les outils à disposition des commerçants, des solutions de gestion de la donnée produit qui peuvent contribuer à optimiser la supply chain et ce dès l’étape du stockage des produits en entrepôt… jusqu’au domicile du client final.

L’e-commerce est souvent montré du doigt pour son impact environnemental. Rythmes effrénés des livraisons, taux de retour important dans certaines industries déjà considérées comme très polluantes, comme le textile, multiplication des sacs et des emballages colis, pas toujours très optimisés à la taille des produits commandés… Pourtant, sous de nombreux aspects, l’e-commerce est entré dans une voie verte.

Des flottes électriques (Amazon…) aux machines d’emballage dopées à l’intelligence artificielle (Cdiscount…) en passant par la production d’énergie par de data centers (GreenYellow, autre filiale du groupe Casino), l’heure est à la green revolution. Et les résultats tendent à balayer un certain nombre d’idées reçues : l’e-commerce génère 4 à 9 fois moins de trafic routier que le commerce physique, selon un rapport récemment publié par le cabinet Oliver Wyman.

A quel moment la donnée produit aide-t-elle le consommateur à consommer de manière optimale en produit ? Dès l’entrepôt ! D’abord pour accroître les capacités de préparation des commandes passées en en ligne. Une donnée produits précise, c’est un temps gagné sur la préparation des commandes et donc un indicateur de performance clé. Prenons par exemple les données de mesures des SKUs (stock-keeping unit), qui permettent d’optimiser l’espace. C’est aussi une composante essentielle pour l’ensemble de la chaîne de valeur : des données précises de la taille de référence, c’est également une optimisation du remplissage des sacs lors de la préparation des commandes… et des camions lors des tournées de livraison

Les avantages sont multiples : outre la réduction des coûts logistiques – ils sont élevés en e-commerce alors que se pose pour l’ensemble des acteurs spécialisés l’enjeu de la rentabilité, et donc de la performance – cette prise en compte d’une donnée produit performante peut également se transformer en outil à impact RSE. Un enjeu également très important pour les acteurs de la grande consommation, qui souhaitent ajuster leur impact environnemental aux préoccupations croissantes des consommateurs.

Autre donnée, autre impact direct : l’indication de la « durée de vie garantie des produits », qui permet au consommateur de recevoir des produits frais avec le temps nécessaire pour les consommer ! Fini le pack de 12 yaourts livrés à DLC J+1…! 

Cette information, qui permet de sélectionner les produits sont sélectionnés en entrepôt, a deux conséquences principales ; elle permet d’une part d’augmenter la satisfaction du consommateur (et de le fidéliser), et d’autre part de limiter le gaspillage alimentaire puisque le client n’a pas à jeter son produit à la poubelle pour cause de DLC trop courte… Une vraie révolution.

Comment la donnée produit a-t-elle un impact dès l’entrepôt ? Comment concilier performance et impact environnemental ? Pour en savoir plus, visionnez le replay de notre conférence co-animée avec Groupe Casino : en e-commerce, comment la qualité de la donnée produit agit-elle sur l’ensemble de la chaîne de valeur et la rend plus performante et durable ?


Le secteur de la santé s’ouvre enfin à l’e-commerce

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par Aude Chardenon16 juin 20210 commentaires

Le secteur de la santé s’ouvre enfin à l’e-commerce

Encore peu développée en ligne, la pharmacie s’est mise au pas, crise sanitaire oblige, à l’e-commerce, avec le lancement notamment de la livraison à domicile ou du click and collect. Si cette évolution paraît logique avec des consommateurs en demande de praticité, de nombreux freins, notamment réglementaires, demeurent pour explorer tout le potentiel du commerce en ligne en France.

Nous nous sommes intéressés récemment à la transformation digitale du secteur du bricolage que l’on peut très nettement corréler à la crise sanitaire. 2020 et la crise du Covid-19 ont profondément modifié les comportements, les déplacements des consommateurs et certaines habitudes d’achats, accentuant l’appétence pour les commandes en ligne. 

En santé, le constat est sensiblement le même même lorsque l’on parle d’accélération numérique. Les pharmacies et les parapharmacies, qui sont en première ligne depuis le début de la crise sanitaire, ont également pris le pas de la digitalisation dans ce contexte très spécifique. La mise en place d’un site e-commerce s’est ainsi révélée cruciale afin de permettre aux consommateurs de commander leurs produits en ligne et d’éviter de passer trop de temps dans une officine ou une parapharmacie. Un constat d’autant plus vrai en temps de pandémie où chacun souhaitait limiter ses interactions, notamment dans les officines, souvent de taille réduite, et où la transmission du virus était au cœur des inquiétudes. 

Parmi les services mis à disposition des clients et patients, le click and collect, dont l’un des principaux bénéfices est de fluidifier le trafic et là encore de limiter les interactions. Comme dans d’autres secteurs, la pharmacie accusait sur ce point un profond retard : selon Pharmagoraplus, au 1er mai 2020, 1 pharmacie sur 5 proposait un service de click and collect. 

Parmi les autres initiatives rapidement mises en place, parfois dans l’urgence, la prise de rendez-vous pour les tests, pour les vaccins et également pour des conseils

Complémentaire de la mise en place de la commande en ligne, la livraison à domicile s’est également développée, ainsi que l’e-réservation (ou « check and reserve »), nécessitant l’intégration de solutions numériques au back-office pharmacien afin d’avoir une vision des stocks en temps réel. Par ailleurs, certaines pharmacies se dotent de distributeurs automatiques de médicaments, proposant 24h/24 et 7j/7 des médicaments vendus en libre service, des produits d’hygiène et beauté ou de puériculture. 

Comme en alimentaire, la livraison express a pris de l’ampleur. Certains groupements proposent désormais un service de livraison à domicile de médicaments disponibles en moins d’une heure dans les grandes villes françaises. 

Mais les chiffres révèlent un secteur qui part de loin en matière de transformation. La vente en ligne a été autorisée en 2012. Mais, en 2017, la France métropolitaine ne comptait que 394 e-pharmacies, soit moins de 1,7% des pharmacies françaises. Et en mai 2020, seules 694 des 21 000 officines françaises étaient agréées par l’Etat pour vendre en ligne des médicaments (sans ordonnance)

Deux raisons principales expliquent ces chiffres. D’abord parce que le maillage territorial des pharmacies en France est extrêmement dense et que les patients et consommateurs n’hésitent pas, dans un contexte sanitaire normal, à se rendre dans les officines, d’autant plus que le rôle de conseiller rempli par les professionnels de la pharmacie est prépondérant.

L’autre frein à cette digitalisation tient à la réglementation, très stricte et visant à lutter notamment contre la vente de faux médicaments. Il faut rappeler qu’en France, la vente de produits sous ordonnance est interdite, et seuls les médicaments sans prescription (OTC) sont autorisés à la vente en ligne… et avec un certain nombre de conditions.

La vente en ligne est ainsi autorisée pour les pharmaciens établis en France, titulaires d’une pharmacie d’officine ou gérants d’une pharmacie mutualiste ou d’une pharmacie de secours minière, peuvent vendre des médicaments sur Internet.

Mais la réglementation évolue néanmoins. Jusqu’ici, les pharmacies en ligne françaises n’étaient pas autorisées à faire de la publicité, comme du référencement payant ou des comparateurs de prix. Cette réglementation ne concernait exclusivement que les officines françaises et permettait aux pharmacies étrangères en ligne, belges et allemandes notamment, d’optimiser leurs stratégies de marketing digital au détriment des pharmaciens français. 

Mais cet obstacle vient d’être levé par le Conseil d’Etat dans une décision rendue le 17 mars dernier : en France, les pharmacies sont désormais autorisées à recourir au référencement payant. L’arrêté interdisant “la recherche de référencement dans des moteurs de recherche ou des comparateurs de prix contre rémunération” pour les “sites internet de commerce électronique de médicaments” a été abrogé le 17 mai.

Si la nouvelle paraît positive, elle va également ouvrir la voie à une concurrence de plus en plus féroce (certains acteurs comme Amazon ne cachent plus leurs ambitions dans le domaine de la santé), ce qui devrait encore accélérer la digitalisation des officines. Avec, on le sait, un prérequis indispensable pour garantir la fiabilité des informations en ligne : la qualité de la donnée produit. 

L’enrichissement des fiches produit avec une donnée de qualité répond ainsi à plusieurs enjeux : fournir au client des informations fiables et qui sont susceptibles de l’aider à faire son choix (s’il privilégie les produits bio par exemple), mais aussi permettre aux officines et aux laboratoires d’optimiser la visibilité de leurs produits en ligne.

Deux objectifs auxquels répond Alkemics, dont la plateforme collaborative centralise l’ensemble des données (visuels, composition, origine des ingrédients, quantité…) et facilite à la fois la vente en ligne (référencement des produits, optimisation pour les moteurs de recherche…) et les mises à jour des données.

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Adaptive retail : les best practices 2020

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par Aude Chardenon10 juin 20210 commentaires

 Adaptive retail : les best practices 2020

La crise sanitaire a eu un impact profond sur le commerce. Visibles ou invisibles, ces innovations avaient pour objectif principal de répondre aux besoins des clients, dont les déplacements étaient limités. En alimentaire notamment, l’explosion des commandes en ligne a poussé les enseignes et leurs fournisseurs à s’adapter rapidement pour suivre le rythme. 

En Europe, l’e-commerce alimentaire a enregistré un bond de 60% en 2020. Si pratique à l’heure où les déplacements sont encore très limités, la livraison à domicile a, en particulier, conquis de nouveaux adeptes. Déplacements impossibles ou limités, augmentation des repas à domicile liée au télétravail et à l’enseignement à distance, envie ou nécessité de réduire les interactions en magasin, peur de l’attente à la caisse… Les Français (re)découvrent rapidement les bénéfices des supermarchés en ligne qui amènent les courses devant leur porte… parfois en un temps record !

Les ventes en ligne enregistrent des pics inédits dès le mois de mars 2020. En France, selon Kantar, les dépenses sur les produits de grande consommation et frais libre-service enregistrent une hausse de 55% entre avril et juin par rapport à la même période en 2019. Les créneaux de livraison sont pris d’assaut, ainsi que les créneaux de drive, poussant l’ensemble des acteurs à chercher et à trouver rapidement des solutions.

La livraison est sans doute la partie la plus visible de cet adaptive retail. Partout dans le monde, les enseignes transforment certains magasins en dark store. Fermés au public, ils sont exclusivement dédiés à la préparation de commandes en ligne. Amazon, Walmart aux Etats-Unis, Franprix en France : à la manière des dark kitchen dans la restauration, les magasins fantômes envahissent les zones urbaines, permettant de résoudre la problématique du dernier kilomètre. 

La distribution alimentaire n’est pas seule à transformer ses points de vente. Certaines enseignes du textile, qui ont dû fermer de longues semaines car classées comme non-essentielles, ont transformé une contrainte en avantage logistique, en intégrant par exemple un OMS (Order Management System), qui permet ainsi d’établir le meilleur scénario de livraison d’une commande. Le magasin se transforme alors en entrepôt et dans un réseau, le magasin identifié comme le meilleur point d’expédition est chargé de traiter la commande. Un constat que l’on retrouve également dans le secteur du bricolage.

Les solutions de gestion de données produits ont de leur côté joué un rôle pour résoudre des problématiques d’approvisionnement. Les pics de commandes ont eu de nombreuses conséquences sur la supply chain. Papier toilettes, produits ménagers, farine… certaines références ont fondu comme neige au soleil. Pour trouver plus rapidement des fournisseurs, certains retailers ont utilisé la plateforme Alkemics tandis que d’autres fournisseurs ont pu contacter des distributeurs pour écouler certains stocks. Une “adaptativité” moins visible mais qui a pourtant était essentielle pour répondre à la demande inédite et imprévisible.

Comment les distributeurs et les fournisseurs ont amélioré leur façon de communiquer, de collaborer, de partager leurs informations ? Pourquoi une solution de gestion de la donnée produit est-elle nécessaire pour innover en matière de canal de vente, de fonctionnalité ou de service ? Pour en savoir plus, visionnez le replay de notre conférence co-animée avec Accenture : Quelles solutions pour les distributeurs pour répondre à la fois aux enjeux d’agilité et de développement durable ?


Produits locaux, made in France… Les nouvelles préoccupations des e-shoppers

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par Aude Chardenon8 juin 20210 commentaires

Produits locaux, made in France… Les nouvelles préoccupations des e-shoppers

La crise a renforcé des tendances de consommation déjà pressenties. Plus durables, plus locaux, plus responsables, les achats des consommateurs révèlent des préoccupations qui vont bien au-delà de la crise sanitaire que nous avons vécue et que nous traversons encore. Ces tendances de fond vers une consommation plus responsable et plus durable se matérialisent désormais dès la recherche d’information d’un produit, notamment sur Internet.

Quand on interroge les consommateurs, on voit nettement que la crise sanitaire a pour effet de confirmer certaines préoccupations. L’envie de consommer des produits locaux, issus de circuits courts, et estampillés “made in France”, prend de l’ampleur, comme en témoignent de nombreuses études. 

Il est désormais essentiel de pouvoir répondre à ces attentes. Face à l’engouement des consommateurs pour la production locale, les circuits courts ou encore le bio et également leur appétence envers les applications d’informations nutritionnelles. On peut également noter un regain des consommateurs pour les commerces de proximité, confirmant le besoin de resserrer des liens avec son environnement proche dans un contexte d’incertitudes au niveau mondial.

Cette forte demande de lisibilité et de transparence mesurée par Alkemics bien avant la crise du Covid-19 : en 2019, une étude réalisée par Opinionway* révélait que 83% des consommateurs français s’informaient sur un produit avant de l’acheter. Encore plus significatif pour le monde de la grande consommation : plus d’un Français sur deux a déjà renoncé à un achat à cause d’un manque d’information sur un produit alimentaire. 

La qualité de la donnée produit passe en premier lieu par des photos de bonne qualité, qui donnent envie à l’internaute d’acheter, tout en fournissant les informations essentielles telles que la composition, la présence ou non d’allergène, la visibilité amplifiée du grammage, du volume, du libellé… Toutes ces informations permettent en premier lieu une meilleure lecture par le consommateur tandis que leur standardisation se révèle extrêmement précieuse pour l’e-commerçant qui doit veiller à l’optimisation des moteurs de recherche de son site. 

Mais on le sait, si ces nouveaux comportements d’achat s’inscrivent dans des tendances de fond – selon Accenture**, 95% des consommateurs qui ont apporté au moins un changement à leur mode de vie espèrent que celui-ci sera permanent -, ils sont amenés à évoluer sans cesse. Ainsi, la lutte contre le gaspillage alimentaire est une préoccupation croissante chez les consommateurs mais aussi chez les entreprises : on pense aux distributeurs français qui sont soumis à la loi Garot interdisant entre autres de jeter les invendus alimentaires.

Certaines informations, comme la durée de vie du produit, ou une date restante idéale, permettent ainsi aux consommateurs de recevoir lors d’une commande en ligne une référence dont la date de consommation est suffisamment large pour qu’il ne soit pas obligé de la consommer rapidement… ou de la jeter. C’est ce que met notamment en place le Groupe Casino via sa filiale O’Commerce/O’Logistique, spécialisée dans la préparation et la livraison des commandes en ligne.

Autre initiative qui fait peu à peu son apparition : l’Eco-Score, ce nouvel indicateur permettant d’évaluer l’impact environnemental des produits alimentaires.

Ce sujet, dont s’emparent progressivement industriels et distributeurs, prendra de plus en plus d’ampleur dans les mois qui viennent. 

Pour en savoir plus, visionnez le replay de notre conférence co-animée avec Groupe Casino : en e-commerce, comment la qualité de la donnée produit agit-elle sur l’ensemble de la chaîne de valeur et la rend plus performante et durable ?

*Etude OpinionWay pour Alkemics « Les Français et la transparence sur les produits alimentaires »
**Etude SAP/Accenture 2020 Les (vraies) priorités des consommateurs post-confinement


Comment Michel et Augustin répond-il aux attentes de ses consommateurs grâce à l'Éco-score ?

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par Aude Chardenon2 juin 20210 commentaires

Comment Michel et Augustin répond-il aux attentes de ses consommateurs grâce à l'Éco-score ?

Précurseur dans un certain nombre d’initiatives en faveur de la transparence consommateurs, le spécialiste des produits gourmands Michel et Augustin s’est intéressé à l'Éco-score et a mis en place un PoC avec ScanUp. Les deux partenaires ont utilisé la plateforme collaborative d’Alkemics pour faciliter la collecte d’informations et le calcul de ce score… Une transparence qui leur a réservé de (très) bonnes surprises.

En janvier dernier, une dizaine d’acteurs privés (ScanUp, Yuka, Marmiton, La Fourche, Seazon, FoodChéri, Frigo Magic, Etiquettable, Open Food Facts) lancent un score environnemental. Baptisé Éco-score, il a vocation à aider les consommateurs, à l’instar du Nutri-Score, à choisir leurs produits alimentaires grâce à un nouveau niveau d’informations.

Celui-ci prend la forme d’un score de A à E. Mais là où le Nutri-Score se concentre sur les informations nutritionnelles, l’Éco-score vise à attribuer une note liée à son impact environnemental. “Nous pensions de plus en plus à l’empreinte écologique de nos produits, explique Axel Diverrez, Ingénieur Innovation & Développement Packaging chez Michel et Augustin. Les attentes des consommateurs ne concernent plus seulement les informations nutritionnelles”.

La marque décide de s’emparer rapidement du sujet, qui fait partie des 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat. Appuyée par le gouvernement, qui a lancé une campagne de tests sur la méthodologie de notation de l’impact environnemental, cette proposition doit faire l’objet d’un affichage sur les emballages au même titre que le Nutri-Score.

Des attentes de plus en plus fortes chez les consommateurs

Chez les fameux “trublions du goût”, cet intérêt est ainsi confirmé par les remontées des consommateurs sur les produits. “Notre communauté de fans est particulièrement exigeante, poursuit Axel Diverrez. Il y a 3 ans, 0,2% des remontées consommateurs concernaient des questions sur les packaging. Le chiffre est passé à 2% en 2019 et à 6% l’année dernière”. Si l’Éco-score prend en compte de nombreux critères, l’emballage est en particulier au centre de l’attention des consommateurs. “C’est le plus visible, et c’est aussi le plus frustrant de leurs points de vue lorsqu’il part à la poubelle”, analyse Axel Diverrez.

Face à cette montée en puissance des préoccupations liées à l’emballage, la marque française identifie l’arrivée de l’Éco-score comme une opportunité : celle d’améliorer le packaging mais aussi les connaissances sur la qualité des produits et des ingrédients. Car les critères pris en compte sont nombreux.

Plus précisément, la méthodologie est la suivante : basé sur les données d’Analyse de Cycle de Vie (ACV) de l’ADEME* et de l’INRAE**, il est complété par un système de bonus/malus basé sur les informations présentes sur les étiquettes. Il prend en compte des données très diverses, de l’origine des ingrédients aux labels écologiques liés aux méthodes de production en passant par la composition des emballages.

Un partage des informations nécessaires au calcul sur Alkemics

Avec l’application ScanUp, la marque décide de mettre en place un PoC (Proof of Concept) de transmission de la donnée en s’appuyant sur la plateforme Alkemics, pour une vingtaine de références choisies car plébiscitées par les consommateurs. “Il y a une très grande diversité de produits chez Michel et Augustin, ce qui est intéressant, se réjouit Adrien Dumitresco, président et cofondateur de ScanUp. Cela nous permet aussi de vérifier que nos outils de calcul fonctionnent correctement”.

L’objectif de ce PoC est de permettre à Michel et Augustin de partager ses données produit sur Alkemics avec ScanUp – et les autres applications qui utilisent l’Éco-score – pour son calcul, puis dans un deuxième temps de leur permettre de récupérer et de partager la valeur d’Éco-score pour chaque produit en utilisant là encore la plateforme Alkemics.

Après un webinar conçu par le collectif et de premiers échanges pour avancer sur la simulation de l’Éco-score, les différents partenaires ont mis en place le transfert de données pour faire apparaître le score sur l’application. Autrement dit, il y a eu une phase de centralisation et de collecte puis d’optimisation des données, qui concernent aussi bien les matériaux utilisés pour l’emballage que les matières premières. “Nous avons vérifié que les champs fonctionnaient bien, puis on a calculé et comparé les scores avec nos propres données”, détaille Axel Diverrez. Côté ScanUp, on récupère via une API connectée à Alkemics les informations utiles pour calculer l’Éco-score en fonction des champs renseignés par l’industriel, et l’application calcule l’ACV.

Des notes qui montent avec une donnée produit fiable ! 

Résultat, des données plus précises car fournies par la marque et dans quelques cas, de bonnes surprises, comme par exemple sur la pâte à tartiner Michel et Augustin lancée récemment, qui passe d’un Éco-score C… à B (après partage des informations produit sur Alkemics). Pour quelle raison ? Certains éléments de calculs, qui proviennent de nos estimations, remontent dès lors que les industriels, c’est-à-dire ceux qui ont la donnée fiable et actualisée, donnent par exemple l’origine des ingrédients”, explique le cofondateur de ScanUp.

Michel et Augustin Pâte à tartiner Eco-scoreNous obtenons, sur un total de 120 références, un niveau de transparence inédit sur les 23 références les plus vendues en 2021, se félicite Axel Diverrez. Cela parle aux consommateurs mais également à nous, industriels. Les notes nous paraissent justes car elles permettent de se rendre compte qu’il n’y a pas que l’emballage qui compte… mais aussi le sourcing et les méthodes de production. Un produit contenant du chocolat ou de la vanille de Madagascar, c’est différent par rapport à un produit composé de blé 100% français”. Pour Adrien Dumitresco, cette prise de conscience des industriels est également l’un des grands bénéfices de l’initiative.

Un outil d’aide à la décision

Outre la note, l’Éco-score est perçu chez Michel et Augustin comme un véritable outil d’aide à la décision. “Ça nous permet d’ajuster, de réduire l’impact en privilégiant le bio et les ingrédients français, privilégier les ingrédients exotiques durables et équitables, et donc de prendre du recul dans le développement de nos produits”. Améliorer la composition de produits gourmands, rapatrier le sourcing de certains ingrédients, trouver des solutions plus durables en matière d’emballage, c’est par ailleurs se démarquer par rapport aux concurrents.

D’autres marques comme Hari&Co partagent désormais leurs données. “Nous avons beaucoup de demandes, se réjouit Adrien Dumitresco. Les marques sont curieuses de connaître l’impact environnemental de ce qu’elles produisent, mais l’on peut rencontrer certaines réticences sur le partage de ces notes”, poursuit-il. “L’Éco-score représente une double opportunité : être transparent pour répondre à une attente du consommateur et transmettre des informations fiables afin de gagner des points !

Côté distributeur, l’intérêt est également mesurable. Certains d’entre eux ont d’ores et déjà pris des engagements comme Colruyt qui l’affiche sur 2 500 produits vendus en ligne, ou La Fourche sur 2200 produits vendus en drive. “S’y pencher maintenant, c’est gagner du temps pour la suite”, conclut Axel Diverrez.

*Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
**Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’​environnement

Vous êtes intéressé par l’Éco-score ? Vous aimeriez en savoir plus sur le partage des données environnementales sur Alkemics ? Cliquez sur le bouton ci-dessous pour accéder à notre espace dédié :

Plus d'informations sur l'Éco-score

DIY

Covid-19 : le secteur du bricolage en pleine accélération

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par Aude Chardenon2 juin 20210 commentaires

Covid-19 : le secteur du bricolage en pleine accélération

Alors que le secteur tardait à se digitaliser, la pandémie de Covid a poussé les acteurs du bricolage à accélérer leur stratégie omnicanale. Tour d’horizon rapide des innovations mises en place par les enseignes en matière de services, et qui illustrent leur entrée fracassante dans l’ère de l’adaptive retail.

Dans le retail, le secteur du bricolage est parmi les grands gagnants de la crise sanitaire. Confinés, de nombreux consommateurs se sont tournés vers l’aménagement de leur habitat, pour des petits travaux de rénovation et d’aménagement, du rangement, ou tout simplement pour procéder à des petits changements en matière de décoration.

Ainsi, selon un sondage Opinionway pour Alkemics réalisé en février dernier, les Français, par exemple, bricolent plus qu’avant : près de la moitié sont des bricoleurs réguliers et 27% d’entre eux bricolent plus qu’avant les confinements.

Dans les enseignes spécialisées comme généralistes, cet engouement pour la “maison refuge” est vite perçu. Si les pure players sont naturellement équipés pour faire face à une augmentation des ventes en ligne, ils doivent ajuster notamment leurs capacités de livraison. Du côté des brick and mortar, on va devoir faire preuve d’une grande agilité pour répondre à cette hausse de la demande dans un contexte particulièrement difficile : certains points de vente ne peuvent accueillir des clients ou voient leurs horaires modifiés.

En temps record, ces enseignes de bricolage accélèrent leur transformation digitale : en France, Castorama met en oeuvre en un temps contraint un projet déjà inscrit sur sa feuille de route : l’adaptation de son réseau en points de retrait pour les marchandises commandées en ligne. Initié lors du premier confinement, ce service de drive a été déployé en moins d’un an sur l’ensemble du parc… soit une centaine de magasins !

En Pologne, l’enseigne a également installé des casiers de retrait. En quelques jours, les trois enseignes du groupement des Mousquetaires (Bricomarché, Bricorama et Brico Cash), adaptent leurs parkings pour permettre à leurs clients de retirer leurs commandes. D’autres, comme Wurth, mettent un service d’e-réservation, gommant au passage l’un des grands irritants du secteur : l’indisponibilité des produits.

Autre exemple majeur du secteur, le géant suédois Ikea qui déploie un service de planification à distance pour la cuisine et le rangement, et de coaching en décoration en ligne ! Pour garder, voire approfondir, les liens avec ses clients, l’Américain Home Depot a diffusé des ateliers en livestreaming. Les participants reçoivent des coupons de réduction.

Autre stratégie, adapter son offre : en mai 2020, Leroy Merlin (Adeo) lance de son côté sa propre marketplace, avec à la clé une exhaustivité de l’offre pouvant rivaliser avec les spécialistes du web !

Dernièrement et en magasin, c’est l’enseigne allemande Hornbach qui a annoncé déployer les caméras intelligentes Captana dans ses rayons afin de suivre en temps réel les ruptures. Cette solution, nourrie de technologies d’intelligence artificielle dont la vision par ordinateur, permet de gérer les stocks et les disponibilités des articles de petite taille. On peut également imaginer que les services dotés de fonctionnalités en 3D et/ou réalité augmentée vont continuer sur leur lancée !

Enfin, un challenge de taille attend les spécialistes du secteur : comme pour les produits alimentaires, les consommateurs s’intéressent de plus en plus à l’origine et à la composition de certaines références. Ainsi, en France, alors que 88% des consommateurs se renseignent avant d’acheter, on voit apparaître de nouveaux critères tels que la réparabilité, l’impact environnemental ou encore l’origine des produits*.

Et on le pressentait, ces nouvelles préoccupations seront durables quelle que soit la catégorie des produits. Selon Accenture**, 35% des consommateurs affirment avoir transformé leurs habitudes en matière de circuits pour leurs achats alimentaires. Et 95% des consommateurs qui ont apporté au moins un changement à leur mode de vie espèrent que celui-ci sera permanent.

Quels prérequis technologiques sont nécessaires à ces innovations ? Quelles solutions sont mises en place par les enseignes et les fournisseurs du secteur pour répondre à la demande de transparence des consommateurs et aux enjeux de l’omnicanal ? Pour en savoir plus, visionnez le replay de notre conférence co-animée avec Accenture : Quelles solutions pour les distributeurs pour répondre à la fois aux enjeux d’agilité et de développement durable ?

*Etude Opinionway pour Alkemics “Les Français et les achats de bricolage », réalisée du 6 au 11 janvier 2021.
**Etude SAP/Accenture 2020 Les (vraies) priorités des consommateurs post-confinement


Food delivery rider

Food delivery #Episode1 : la livraison express séduit les consommateurs

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par Aude Chardenon20 avril 20210 commentaires

Food delivery #Episode1 : la livraison express séduit les consommateurs

Dopée par la crise sanitaire, la livraison express des courses alimentaires franchit une nouvelle étape avec la consolidation des partenariats entre Carrefour et Deliveroo, ainsi qu’entre Casino et Uber Eats. Des alliances qui en disent long sur cette tendance qui s’ancre de manière pérenne dans de nouvelles habitudes d’achat.

En Europe, l’e-commerce alimentaire a enregistré un bond de 60% en 2020. Si pratique à l’heure où les déplacements sont encore très limités, la livraison à domicile a, en particulier, conquis de nouveaux adeptes. Déplacements impossibles ou limités, augmentation des repas à domicile liée au télétravail et à l’enseignement à distance, envie ou nécessité de réduire les interactions en magasin, peur de l’attente à la caisse… Les Français (re)découvrent rapidement les bénéfices des supermarchés en ligne qui amènent les courses devant leur porte… parfois en un temps record !

Les ventes en ligne enregistrent des pics inédits dès le mois de mars 2020. En France, selon Kantar, les dépenses sur les produits de grande consommation et frais libre-service enregistrent une hausse de 55% entre avril et juin par rapport à la même période en 2019. 

Des partenariats noués dans l’urgence

Conséquence directe de ces pics, une saturation des créneaux horaires dédiés à la livraison à domicile. C’est dans ce contexte qu’Uber Eats et Deliveroo, partenaires privilégiés des restaurants, ouvrent alors leurs plateformes à la livraison des courses alimentaires… et aux grandes enseignes.

Les deux grands distributeurs intégrés, Carrefour et Casino ne s’y trompent pas ! Ils y voient le moyen de compléter leurs services de livraison, qui n’ont jamais autant été sollicités que depuis le début de la pandémie de Covid-19, en s’appuyant sur les experts en la matière… et de répondre à une demande croissante des consommateurs : être livrés, rapidement, voire en un temps record, à domicile, y compris pour les produits frais et les références du quotidien.

D’un délai de livraison d’une heure à moins de 30 minutes

Nouées au printemps 2020, ces alliances se consolident donc un an plus tard. Car les distributeurs l’ont bien compris, la tendance est durable. Selon McKinsey, la moitié des consommateurs européens qui ont utilisé des canaux en ligne pendant la pandémie ont l’intention de poursuivre leurs achats via ces canaux. Et ils sont même 25% à déclarer qu’ils vont augmenter leurs achats d’épicerie en ligne.

Désormais, les utilisateurs franciliens de l’application Uber Eats peuvent commander une centaine de références des magasins Carrefour. Les utilisateurs de Deliveroo peuvent aussi commander des produits Carrefour et être livrés en moins de 30 minutes à Paris et bientôt dans une dizaine d’autres grandes villes françaises. L’alliance de ces deux groupes s’étend même à plusieurs pays européens.

Le groupe Casino a annoncé simultanément un service similaire en partenariat avec Uber Eats, dans près de 200 agglomérations. Plusieurs de ses enseignes, dont Franprix, Monop’, La Nouvelle Cave et le Drugstore Parisien, mettent désormais des centaines de produits sur ces applications, et livrés en moins de 30 minutes. Le service va être étendu à d’autres enseignes du groupe.

Carrefour, Casino, mais aussi Leclerc et M&S

D’un service de livraison expérimental naît aujourd’hui un nouveau circuit de livraison largement adopté par les grandes enseignes alimentaires. Les utilisateurs d’Uber Eats et de Deliveroo pourront également noter la présence dans les onglets « courses » ou « épicerie » de ces app la présence de certains adhérents Leclerc (à Lille et à Paris), M&S Food, CocciMarket, G20 ou encore Cora. 

Outre la livraison express, que vont apporter ces géants de la tech aux distributeurs alimentaires ? Le référencement des commerces de proximité, plébiscités par les Français, mais aussi l’accès à une clientèle jeune, urbaine et connectée, et au passage, une meilleure connaissance des préférences d’achat des clients urbains… à condition de ne pas les décevoir et de pallier, entre autres, les ruptures de produits, l’une de leurs grandes faiblesses. Et de proposer également une expérience d’achat optimisée, notamment par un contenu enrichi par des informations produits complètes et des photos qui donnent envie de commander en ligne. 

Des enjeux d’autant plus essentiels que la livraison express à domicile aiguise bien d’autres appétits : ceux d’Amazon Prime mais aussi la faim d’une nouvelle génération d’acteurs… à suivre.