Comment Alkemics sécurise et fiabilise son système d'information ?

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Comment Alkemics sécurise et fiabilise son système d'information ?

par Aurélien Dumont18 octobre 20190 commentaires

Récemment certifié ISO 27001, Alkemics a mis en place différents processus permettant de garantir l'intégrité et la confidentialité des données qui transitent dans ses systèmes d'information. Retour sur les enjeux de cette certification.

Invitée à B2B Rocks Paris, Giovanna Giammarino, VP engineering chez Alkemics, a présenté la démarche Sécurité conduisant à passer la certification ISO 27001 et la manière de gérer le changement dans les différentes équipes internes.

Retour sur la mise en place de la certification ISO 27001 chez Alkemics avec Giovanna, en 3 questions.

Pourquoi est-ce important pour Alkemics d’avoir passé cette certification ?

La certification montre à nos clients et partenaires que nous avons identifié les risques et mis en place des processus et des contrôles systématiques afin de limiter les dommages possibles pour notre organisation et nos clients. Parmi les avantages, citons une fiabilité et une sécurité accrues de la plateforme Alkemics grâce à une redondance, un traitement à sécurité intégrée et un système d’autorisations robuste. Cela renforce la confiance dans notre plateforme, tout en garantissant le respect des niveaux de service définis dans nos contrats.

Quels sont les éventuels risques et failles lorsqu’une solution comme Alkemics n’est pas certifiée ?

La certification ISO 27001 permet de mettre en place des mesures prévenant les risques externes, dus à des attaques malveillantes, mais également les risques internes, dus à une erreur humaine provoquée par l’absence de contrôle de qualité et de sécurité. On peut en citer 3 principaux :

  • La perte, le vol ou la publication de données produits, logistiques et tarifaires confidentielles suite à une attaque.
  • L’indisponibilité du service pour les clients utilisateurs (plateforme arrêtée) ou des problèmes de réactivité à l’usage.
  • La fuite de données personnelles et privées appartenant aux clients (adresses électroniques de leurs employés).

Quelles pourraient être les conséquences en cas d’attaque pour un distributeur ou un industriel ?

Que ce soit en terme commercial, juridique ou d’image, les conséquences négatives peuvent être multiples :

  • La fuite de données personnelles gérées par les entreprises peut entraîner de lourdes amendes dans le cadre du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD).
  • Une fuite de données peut rendre des informations confidentielles, le prix du produit négocié par exemple, diffusées publiquement (dans la presse, à des concurrents…).
  • Une indisponibilité de la plateforme peut conduire à des données produits erronées ou obsolètes, avec des répercussions possibles sur les ventes et la confiance des consommateurs.

Pour en savoir plus sur la certification ISO 27001 d’Alkemics, rendez-vous sur la page dédiée


ERP, PIM, DAM, MDM : jusqu’à quel point répondent-ils aux enjeux du retail ?

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ERP, PIM, DAM, MDM : jusqu’à quel point répondent-ils aux enjeux du retail ?

par Aurélien Dumont20 juin 20190 commentaires

Entre ERP, PIM, DAM et MDM, les solutions pour organiser les données produit ne manquent pas. Suffisent-elles pour répondre aux enjeux des marques et distributeurs ? Réponses.

Avouons-le : à première vue, un système d’information prend parfois l’allure d’un mikado, un entremêlement plus ou moins lisible de solutions informatiques. C’est tout particulièrement vrai chez les acteurs du retail où peuvent cohabiter ERP, PIM, DAM, MDM, etc. De quoi s’y perdre. Quel est le rôle de chacune de ces solutions ? Suffisent-elles pour fluidifier les échanges d’informations entre marques et distributeurs ? Comment les compléter ? Explications.

L’ERP, le généraliste

Bien entendu, toutes les entreprises ne disposent pas de toutes ces solutions. En fonction de leur taille, de la complexité de leur organisation, du volume des offres, le mille-feuille technologique est plus ou moins dense. A minima, une PME dispose souvent d’un ERP (Enterprise Resource Planning) aussi appelé en français PGI (Progiciel de Gestion Intégré). Un logiciel généraliste dont le champ d’action s’étend de la comptabilité aux ressources humaines en passant par la gestion des commandes et des informations logistiques.

Même si des ERP affichent une « spécialité Retail », dans la pratique il faut souvent recourir à des solutions complémentaires pour gérer les produits avec toutes les dimensions requises et pour organiser les contenus marketing associés. En outre, l’export des données produit dans les matrices Excel d’un distributeur ou l’envoi de fiches via le réseau GDSN sont rarement au menu.

Le catalogue électronique, une passerelle… étroite

Voilà pourquoi des PME font parfois le choix de compléter leur ERP avec une solution dite de catalogue électronique. Ces catalogues représentent un moyen pour envoyer ou recevoir des informations par le réseau GDSN (on parle aussi de “datapool GDSN”) et ainsi assurer le référencement des produits auprès des acteurs GSA, Food Services, Travel retail, etc. Grâce au standard, pas besoin de se poser beaucoup de question sur comment nommer ses attributs produit ou quel protocole technique utiliser, tout est déjà prêt à l’emploi.
Souvent très spécialisés sur l’échanges de données via GDSN, ces solutions en revanche ne couvrent pas (ou très peu) les nouveaux canaux comme les outils marketing, les applications et sites consommateurs ou encore les fournisseurs de services comme Google. Pour y parvenir, les entreprises qui utilisent ces catalogues n’ont d’autres choix que de dupliquer leurs données pour chacun de ces canaux. Il est à noter que ces solutions intègrent tous un outils de type PIM avec des fonctionnalités plus ou moins étendues en fonction de la solution.

PIM et DAM, les piliers d’une information produit riche

Au fil du développement de leurs offres, les PME et ETI étoffent leur système d’information avec des solutions de PIM et de DAM. Le PIM (Product Information Management) apporte une base de données conçue pour centraliser et gérer l’information produit avec toutes les dimensions requises : avec des hiérarchies produit complexes, par type de consommateurs ciblés, par canal de distribution, etc. C’est le référentiel du marketing produit.

Plus le marketing produit se développe, plus il produit de matériels : documents imprimés, mais aussi visuels et vidéos destinés à des canaux digitaux. La gestion du cycle de vie de ces « assets » devient rapidement un sujet à part entière. C’est le rôle du DAM (Digital Asset Management) de centraliser ces médias, d’outiller les processus de validation (y compris avec les prestataires), d’aider à classifier les contenus avec des métadonnées avant de les exporter dans les différents formats requis. Ces solutions de DAM offrent aussi des boîtes à outils configurables pour exporter la donnée selon différents protocoles web, mais rarement compatibles avec les protocoles spécifiques à un secteur d’activité, et notamment GDSN pour le retail. En comparaison des catalogues électroniques datapool, les PIM et DAM sont principalement focalisés sur le stockage et la collaboration interne à l’entreprise avec des méthodes génériques d’export des informations produits. Charge à l’entreprise cliente de configurer le tout pour que ses informations parviennent correctement à ses différents destinataires.


Adossées à l’une de ces solutions ou au binôme PIM-DAM, les entreprises sont donc équipées pour gérer une information produit riche et complexe. Reste toutefois trois défis à relever au quotidien :

  • Pour un industriel, il s’agit tout d’abord de bien anticiper les exigences des distributeurs pour proposer des données d’emblée totalement conformes et ainsi accélérer la commercialisation des produits. Et aussi de s’adapter à l’ensemble des formats techniques pour échanger les données produit
  • Pour un distributeur, une préoccupation clé concerne la qualité des données. Comment la contrôler et l’améliorer de manière continue ?
  • Enfin, de part et d’autre, il importe de rendre les équipes agiles, en leur permettant notamment de superviser la complétude et la conformité des données, voire d’étoffer les informations si besoin pour un canal donné.

Le MDM, le dictionnaire d’entreprise

À l’échelle d’ETI ou de grands groupes, il est aisé d’imaginer que chaque filiale, BU ou pays nourrisse ses propres ERP, PIM ou DAM. Inévitablement, plusieurs questions s’imposent : qui est réellement propriétaire de quelle information et qui est donc en droit de la structurer, de la modifier, etc. ? Où sont les informations de référence ? Comment réussir à les centraliser ? Pour répondre à ces questions, une autre brique est parfois ajoutée à l’édifice : le MDM (Master Data Management). Ce référentiel consolide les informations de référence et outille une gouvernance autour de ces données (qui peut les consulter, les modifier, etc.).


Avantage : le MDM centralise et contribue à fiabiliser la donnée, en gardant l’ensemble des systèmes de l’entreprise à jour. En revanche, comme avec le binôme PIM-DAM, il ne permet pas d’exposer ou de connaître les attentes de son interlocuteur, de suivre la qualité des données en fonction de ses attentes, et enfin de transmettre ces informations produits selon les standards métiers et techniques du retail.


C’est en fait les limites de ces solutions technologiques dans un contexte retail : pour des entreprises de petite ou moyenne taille, elles représentent une complexité (et des budgets) parfois déraisonnables. Et, pour les PME comme pour les organisations plus grandes, si ces outils aident à centraliser et organiser les données métier, ils ne répondent pas aux enjeux de la publication dans un contexte omnicanal fortement réglementé et changeant. Un contexte qui suppose d’être en mesure de procéder à des ajustements de manière agile et d’assurer un contrôle continu des informations mises à disposition.

Vous êtes une PME ?


Découvrez comment Mémé Georgette automatise la diffusion de ses informations auprès des enseignes en cliquant ici

Vous êtes un distributeur ?


Découvrez comment Franprix exploite Alkemics en complément de son PIM en cliquant ici


Étude OpinionWay pour Alkemics : Les Français et la transparence sur les produits alimentaires

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Étude OpinionWay pour Alkemics : Les Français et la transparence sur les produits alimentaires

par Aurélien Dumont23 mai 20190 commentaires

Informations peu complètes, peu transparentes, insuffisantes, imprécises... Les français exigent une refonte de l'étiquetage alimentaire.

Plus d’1 Français sur 2 a déjà renoncé à un achat à cause d’un manque d’information sur un produit alimentaire ! Alors que les thématiques de l’accès à l’information et de la sécurité alimentaire figurent au rang des préoccupations des Français depuis longue date, Alkemics a souhaité mettre en exergue le rapport des Français à l’étiquetage alimentaire.

Alkemics et OpinionWay ont ainsi cherché à savoir comment et à quelles fins les Français recherchent-ils les informations produit ? Comment les jugent-ils ? Quelles sont leurs attentes quant à l’étiquetage alimentaire ? Quelles sont les incidences de l’étiquetage alimentaire en termes de comportements d’achat ?

Les chiffres clés de l'étude

Les principaux enseignements

  • Les Français sont attentifs aux informations sur les produits alimentaires, principalement pour consommer des produits de meilleure qualité ou bons pour la santé et privilégier des produits fabriqués en France.
  • La disponibilité des informations sur l’emballage au moment de l’achat de produits alimentaires est décisive pour les Français.
  • Le niveau de confiance des Français est très contrasté en fonction du type d’informations considéré.


Comment se connecter facilement à la GDSN

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Comment se connecter facilement à la GDSN

par Aurélien Dumont13 mars 20190 commentaires

Si GS1 et le réseau GDSN représentent des standards, l’échange de données produits demeure un sujet complexe à l’heure de l’omnicanal. Comment faciliter l’adoption de ces standards ? Comment outiller son catalogue  pour en faire un accélérateur de business ? Réponses…

Les pure players de l’ecommerce (Amazon, CDiscount), les apps de transparence alimentaire (Yuka), une plateforme comme Google Manufacturer Center, des services tiers (Swaven, Clic2Buy) et, bien sûr, les centrales et magasins… C’est tout le problème avec l’omnicanal : de nouveaux canaux émergent qui remplacent rarement l’existant mais… le complexifient. Au grand dam des marques qui se retrouvent confrontées à des difficultés croissantes pour échanger leurs informations produits avec les distributeurs.

À quand un standard pour uniformiser les échanges de données produits ? En fait, ce standard existe, il s’appelle GDSN mais ses différentes facettes sont parfois mal comprises. D’ailleurs, soyons honnêtes, parler de GDSN s’apparente déjà à un malentendu. Le terme « GDSN » (pour Global Data Synchronization Network) ne désigne que le réseau utilisé pour véhiculer les données produits entre un fabricant et un distributeur.

Dans la pratique, et en dépit de son vocabulaire spécifique, ce réseau est très similaire à des outils que nous utilisons tous les jours tels que l’email.  Au sein de ce réseau, chaque acteur dispose d’une adresse : ici c’est le GLN (Global Location Number) qui fait donc office d’adresse mail. Et chaque article possède un code, le GTIN, qui correspond au code barre affiché sur l’emballage des produits. C’est en quelque sort l’objet de notre e-mail. Quant au corps du message, autrement dit la fiche produit, elle aussi respecte un format, celui de la fiche produit GS1 défini par l’organisme du même nom.

GS1 a donc défini un ensemble de standards pour échanger les données produits. Question légitime : quel rôle joue une plateforme telle qu’Alkemics dans cet environnement ? Premièrement, elle représente un point d’accès au réseau GDSN.  Ce réseau, s’il utilise les protocoles d’Internet, n’est pas pour autant public. Pour y échanger des informations, il faut passer par une passerelle accréditée, c’est le cas d’Alkemics qui est une plateforme certifiée GS1.

Deuxièmement, Alkemics facilite l’adoption par les marques des standards GS1. Depuis la solution, quelques clics suffisent pour exporter des fiches produits au format GS1. Enfin, comme tout contributeur, si Alkemics n’a pas pour vocation de produire des standards – mission qui demeure du ressort de GS1 – rien n’interdit en revanche de tester de nouveaux attributs produits encore non-standardisés avant de les proposer à GS1. Bien au contraire, il s’agit là de participer à la dynamique de ce vaste travail de standardisation.Un effort collectif d’autant plus nécessaire que les besoins métiers évoluent et, sans surprise, dans des temps plus courts que ceux requis pour la création de standards. Tester, comme le fait Alkemics, des réponses à besoins émergents, c’est donc aussi répondre au plus vite au besoin des clients.

Tous les distributeurs s’en sont-ils remis au réseau GDSN pour les échanges de données produits ?
Non, pas vraiment. Dans la pratique, chacun a arbitré en fonction de son existant informatique, de son organisation et de ses processus. De nombreuses enseignes exploitent encore Excel. Plus précisément, chacun de ces distributeurs a défini avec Excel son propre format pour échanger des données produits. Ou plutôt « ses » propres formats, car chaque distributeur maintient plusieurs processus de référencement avec des formats distincts. Il existe ainsi un format Excel pour le référencement national des produits permanents, un autre pour les promotions, un autre encore pour les centrales régionales…

Sans surprise, si un grand industriel peut disposer des ressources nécessaires pour traiter cette complexité, pour une petite marque le défi technique vire rapidement au cauchemar. Et pour cause : au fur et à mesure où se multiplient les canaux – et les formats d’échanges— la nécessité de maintenir plusieurs versions d’un catalogue produits et de recourir à plusieurs solutions logicielles semble s’imposer. Mécaniquement. Bonne nouvelle, c’est justement la vocation d’une solution telle qu’Alkemics d’éviter de multiplier les versions de catalogues.

Quelles sont les principales tâches à outiller pour faire de son catalogue produits non pas un fardeau technique mais un véritable accélérateur business ?
On peut en distinguer au moins 5 :

  1. Qu’il s’agisse de saisir manuellement les informations ou de les importer en masse, l’important ici est de s’appuyer sur une solution flexible qui s’adapte aux besoins, outils et aux processus de chaque entreprise.
  2. Gérer tout type d’information
    Les données requises pour la logistique sont-elles saisies ? Des informations riches (visuels, vidéos) ont-elles été ajoutées pour valoriser le produit ? Le catalogue doit proposer un modèle de données exhaustif et extensible.
  3. Contrôler la qualité
    Quel est le niveau de conformité des données produits, au regard des exigences des distributeurs comme de la réglementation (INCO, CLP, CELEX) ? Ici, un contrôle automatisé de la complétude comme des erreurs s’avère précieux.
  4. Publier les données produits
    S’appuyer sur un assistant pour générer les Excel requis par des distributeurs ou encore pour se connecter directement au réseau GDSN. L’objectif est clair : multi-publier depuis un seul catalogue
  5. Piloter
    Répondre aux demandes des distributeurs, superviser le niveau de complétude des données… Centraliser toutes ces informations évite la dispersion et l’approximation.

Au regard de ces besoins, comment évaluer si une solution est réellement en mesure d’y répondre ?
Voici quelques questions pour défricher le terrain :

  • La solution suppose-t-elle un déploiement de logiciels sur site ou est-elle activable en ligne rapidement ?
  • L‘ergonomie globale garantit-elle une saisie simple des informations et un contrôle rapide ? Les produits peuvent-ils être recherchés par GTIN, par code EAN ou par marque ?
  • Les modèles de fiches intègrent-ils les exigences des différents distributeurs et des réglementations ?
  • La qualité des informations est-elle contrôlée lors de la saisie et avant envoi ? Les erreurs sont-elles bien identifiables ? Y a-t-il des détections d’erreur et suggestion de correction automatique?
  • La solution permet-elle de couvrir toutes les modalités d’échanges (réseau GDSN, Excel, API de pure players et connection native à des applications métier et consommateurs) ?

En résumé, veiller à connecter son catalogue produits au réseau GDSN est une attention louable, mais qui ne saurait faire office de ligne directrice exclusive pour trouver la solution la plus adaptée à ses besoins. À l’heure de l’omnicanal, l’enjeu pour les marques consiste à se connecter à la fois à la GDSN comme aux nouveaux canaux. Et, si possible, sans avoir à déployer une solution ou une version spécifique de son catalogue en face de chaque canal.


Travail collaboratif : construire une expérience de marque cohérente par la gestion partagée des données

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Travail collaboratif : construire une expérience de marque cohérente par la gestion partagée des données

par Aurélien Dumont9 février 20181 commentaires

À l’ère du digital et surtout du multicanal les entreprises doivent digitaliser leurs données marketing et adopter une démarche efficace de gestion des contenus numériques afin de maintenir une expérience de marque cohérente sur tous les canaux..

Cela passe notamment par la gestion optimisée des données de la marque et de ses contenus digitaux (Digital Asset Management). Cette gestion de la donnée représente un enjeu opérationnel pour les entreprises, tant en interne auprès de ses différents métiers, qu’en externe auprès de ses partenaires ou de ses canaux de communication, pour centraliser, contrôler, et maintenir les données.

Un enjeu de taille puisqu’il soulève un second défi pour les entreprises : réussir à délivrer une expérience de marque cohérente dans un environnement complexe.

Nous allons étudier avec Chen-Do Lu, responsable marketing chez Alkemics, en quoi la dimension collaborative des outils de gestion des contenus numériques devient clé pour adresser ces deux défis, opérationnel et marketing :

En quoi une approche collaborative est aujourd’hui essentielle pour mieux gérer les données au sein des entreprises ?

La digitalisation des données est tout d’abord arrivée dans l’entreprise pour répondre à des besoins métiers (logistiques, qualité, analyse, marketing, etc.) avec des solutions spécialisées qui stockent et gèrent les données et contenus chacune à leur façon. Cependant cette dispersion et cette disparité des données empêche l’entreprise de tirer pleinement profit des opportunités du digital car elle complexifie l’accès, le contrôle de la qualité ou encore le maintien de contenus à jours entre les équipes et leur écosystème de travail.

Or ce contenu est aujourd’hui clé, notamment pour le marketing, car il est le support de la visibilité et du référencement des produits dans le digital. Il est donc nécessaire pour l’entreprise de centraliser ses données et de se doter de solutions collaboratives de gestion des contenus numériques qui s’appuient à la fois sur les outils métiers utilisés au quotidien pour maintenir une donnée à jour et résolument pensée pour le partage omni-canal de ces contenus.

Préalablement identifiées pour répondre à des problématiques de formations (digital learning, MOOC, etc.) et de communication interne à l’entreprise, comme on a pu le voir avec l’exemple d’Orange, les offres de travail collaboratives se multiplient afin de répondre à des objectifs plus opérationnels. Ces modèles ne suivent donc plus une logique descendante de l’information, mais bien  un modèle horizontal en réseau, afin de décloisonner la gestion des données.

Ainsi, les  processus métier et l’organisation sont optimisés en proposant à l’ensemble des contributeurs un canal unique et unifié. Cela constitue un gain important en agilité et en excellence opérationnelle, ici l’exemple de la supply chain est significatif. En outre optimiser la maintenance, le partage et le contrôle de la données, le recours à des plateformes collaboratives pour la digitalisation de ces processus  renforce le pilotage de ces activés en développant des indicateurs sur la maturité des processus à travers la donnée : complétude, qualité, conformité, utilisation de la données, etc..

Cette meilleure gestion opérationnelle des données s’inscrit-elle également dans l’écosystème des entreprises ?

Ce modèle est tout à fait extensible à l’ensemble du réseau de l’entreprise. La mise en place d’outils et de plateformes collaboratives active le réseau et diffuse de manière unifiée les données à tout l’écosystème de l’entreprise.

La multiplication des plateformes collaboratives et de leur imbrications par l’utilisation d’API ou encore la mise en place de liaisons webservice réduisent les frontières entre les entreprises et leurs partenaire et fluidifient les processus de bout en bout. Certains éditeurs, comme Alkemics, apparaissent alors comme un véritable réseau de collaboration entre différentes entreprises.

Cette démarche s’inscrit parfaitement dans l’évolution de l’entreprise omnicanale, où les différents outils collaboratifs connectés avec des plateformes externes permettent de diffuser les informations à l’ensemble de l’écosystème de la marque via un seul point d’entrée.

Le modèle collaboratif structure les ponts entre la donnée et ceux qui les exploitent dans une approche plus qualitative. Par exemple, ces plateformes facilitent les relations entre les Marques et les Distributeurs dans la grande consommation, notamment pour mieux collaborer autour du e-commerce où la gestion et la cohérence des contenus digitaux garantissent un meilleur référencement et surtout une expérience de marque sans couture.

Paradoxalement, si les outils collaboratifs vont estomper les frontières entre les entreprises et leurs partenaires, par la mise en place de ces solutions chaque acteur pourra ensuite se recentrer sur leur cœur de métier. Dans l’exemple de la grande distribution encore, Alkemics permet aux distributeurs de collecter en temps réel les contenus et informations produits par les marques. Une approche qui offre une expérience optimale : information, orientation et engagement des consommateurs. Ici les fournisseurs redeviennent maître de leur expérience de marque, tout en partageant le bénéfice de cette expérience avec le distributeur.

Quels impacts ces démarches ont sur l’expérience de marque pour les clients ?

On l’a dit, les plateformes de gestion collaborative de contenus permettent d’abord de diffuser, de contrôler et de maintenir de manière exhaustive et sur l’ensemble des canaux les données relatives à l’entreprise et / ou à la marque. Cet unique point d’entrée et de gestion des données tel que nous l’avons décrit va déterminer une certaine cohérence dans les contenus digitaux de la marque.

Progressivement cette cohérence, que l’on peut qualifier de cohérence de marque ou brand consistency va renforcer l’expérience de marque. Très concrètement imaginez qu’un consommateur ait la capacité d’accéder à des fiches produits identiques sur l’ensemble des sites marchands sur lesquelles il navigue quel que soit le device utilisé.

A termes, une gestion unifiée des contenus numériques décloisonnera l’entreprise et la séparation arbitraire en physique et digital. Grâce à une compréhension plus fine des produits, des comportements consommateurs, il deviendra plus simple de comprendre sur quels canaux vendre un produit, d’avoir une gestion unifiée et intelligente des stocks, où encore d’appréhender les moments et les usages de consommation.

La gestion cohérente de la donnée est donc un des leviers d’une expérience de marque sans couture. Par extension, par le Digital Asset Management de nouvelles pratiques apparaissent. La bonne gestion des données offre la capacité à améliorer le référencement des produits sur les sites de e-commerce, une sorte de SEO appliqué aux sites de vente en ligne. Dès lors on peut parler de véritable merchandising digital où le bon référencement des produits améliore leur visibilité sur les sites : recherche par usage, ou caractéristique, filtres et facettes de navigation.

En synthèse, l’utilisation d’une plateforme de gestion des données collaborative constitue un gain de productivité pour l’entreprise, tant pour ses processus internes que pour les relations avec ces partenaires. Ces outils garantissent une meilleure gestion et cohérence des données de bout en bout. Progressivement la diffusion cohérente et multicanale des données renforce et donne de la consistance à l’expérience de marque qui d’un canal à un autre est maitrisée. L’ensemble des pratiques décrites ici constituent les premières briques de l’adoption d’une approche Smart Data où donner du sens et maitriser ses données renforcent l’expérience de marque. L’étape suivante ? Ne plus simplement maitriser la diffusion multicanale de la donnée et l’expérience de marque mais bien réussir à exploiter les données des consommateurs, en deux mots construire une stratégie Big Data.